Résumé

Augustin Théry Un mécène au XVIIIe siècle [Titon Du Tillet… (1865)

Je sais bien ce que la critique de nos jours aurait pu objecter au jeune enthousiaste. «Prenez garde, lui aurait-elle dit peutêtre, aux vaines complaisances. Défiez-vous des solliciteurs. Si vous laissez la médiocrité gravir votre Parnasse, les supériorités seront écrasées par la foule. Et puis, à quoi bon ce choix pédantesque du Parnasse? Ne voyez-vous pas que les ailes de Pégase sont aujourd'hui bien alourdies, et qu'il est temps, selon l'image hardie d'un maître contemporain 1, de le noyer dans l'Hippocrène ? »
Source : Gallica

Augustin Théry Un mécène au XVIIIe siècle [Titon Du Tillet… (1865)

Titon naquit à Paris, à la fin du XVIIe siècle, le 16 janvier 1677. Son père, directeur général des manufactures et magasins royaux, lui transmit en mourant un nom sans tache, mais une fortune modeste. D'abord destiné au barreau, puis, à quinze ans, capitaine de dragons, réformé après la paix de Riswick, devenu maître d'hôtel de la duchesse de Bourgogne, il porta, dans ces positions si diverses, une pensée qui l'obsédait sans cesse ; il aspirait à encourager les hommes de lettres et les artistes et- à concentrer dans un foyer commun les rayons de cette double gloire nationale.
Source : Gallica

Augustin Théry Un mécène au XVIIIe siècle [Titon Du Tillet… (1865)

Le bronze seul était digne de réaliser cette pensée. Son dessein était de représenter le Parnasse, d'où semblerait s'envoler Pégase, et de placer au sommet Louis XIV sous les traits d'Apollon. Trois dames illustres du temps y joueraient le rôle des Grâces. Les neuf poètes français les plus glorieux y figureraient les Muses. Les plus célèbres après eux prendraient place sur des médaillons, et les noms des autres, inscrits sur des rouleaux portés par des Génies, voleraient vers le dieu, arbitre souverain de leur renommée.
Source : Gallica

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