Résumé

C. Cailliatte Les Voyages de David Livingstone dans l’Afrique australe de 1849 à 1864

Livingstone voyait au travers du buisson l’animal agiter sa queue avec violence ; il cria de ne pas avancer jusqu’à ce qu’il eût rechargé son fusil, et il mettait la balle quand un grand cri des naturels lui fait tourner la tête : le lion s’élançait sur lui. La bête féroce l’atteint au bras d’un bond, tous deux roulent à terre. L’animal furieux secoue sa victime comme un terrier fait d’une souris. Le choc étourdit Livingstone sans lui ôter la conscience de ce qui se passait
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C. Cailliatte Les Voyages de David Livingstone dans l’Afrique australe de 1849 à 1864

Le 24 mai, Livingstone arrivait à Golongo Alto, site admirable placé au centre d’un système de montagnes qui semblent être les premières assises du plateau de l’Afrique australe. C’est tout un ensemble de rochers, de pics, de dents, d’aiguilles, qui descendent par étages jusqu’à la plaine, dont la stérilité et le morne aspect font regretter la riche végétation des hauteurs. Enfin le 31 mai, sept mois après son départ de Linyanti, il se trouvait avec sa suite à Saint-Paul-de-Loanda, ville maritime, capitale de l’Angola et chef-lieu des possessions portugaises du sud-ouest de l’Afrique.
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C. Cailliatte Les Voyages de David Livingstone dans l’Afrique australe de 1849 à 1864

Vastes plaines, collines à formes arrondies et couronnées de citronniers et d’orangers sauvages, montagnes de quatre à six mille pieds d’altitude, boisées jusqu’au sommet, nappes d’eau de toutes grandeurs, ravins, ruisseaux, torrens, sources d’eau chaude sulfureuse, marais, vrais jardins de plantes aquatiques, un réservoir auprès duquel on compte jusqu’à huit cents éléphans, une faune et une flore d’une richesse étonnante, — voilà ce que vit Livingstone.
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