Coloration animale

Définition et enjeux

George Pouchet Histoire naturelle. — Le coloris dans le règne animal

Si l’on jette un coup d’œil d’ensemble sur la couleur des animaux, on découvre cette loi curieuse, que les oiseaux, les poissons et les insectes seuls offrent des nuances à l’éclat métallique, tandis que les plantes et les zoophytes n’ont jamais que des couleurs franches sans reflets. Les mollusques tiennent le milieu avec les tons irisés de la nacre, qu’on retrouve au reste chez les vers et chez quelques poissons. Pourquoi en est-il ainsi ? quel est le sens de ces exclusions de tel ou tel mode de coloration dans une partie du règne animal ? Notre ignorance ici est absolue.
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Portrait de Charles Darwin Charles Darwin La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle

En outre, une brillante coloration rend service à beaucoup d’animaux en ce qu’elle sert d’avertissement à leurs ennemis ; elle leur apprend, en effet, que l’animal coloré a mauvais goût ou qu’il possède certains moyens spéciaux de défense. Nous nous réservons, d’ailleurs, de discuter plus complètement ce sujet.
Nous sommes si ignorants quand il s’agit des animaux inférieurs, que nous nous contentons d’attribuer leurs magnifiques couleurs, soit à la nature chimique, soit à la structure élémentaire de leurs tissus, indépendamment de tout avantage que ces animaux peuvent en tirer.
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Portrait de Dominique-Alexandre Godron Dominique-Alexandre Godron De l'espèce et des races dans les êtres organisés et spécialement de l'unité de l'espèce humaine… (1859)

Dans l'état sauvage, comme nous l'avons vu, ces changements de couleur sont infiniment plus rares et purement accidentels; ils ne se propagent guère au delà de la deuxième ou de la troisième génération, ou même ne se propagent pas du tout. Chez les animaux domestiques, au contraire, l'intervention de l'Homme dans leurs unions rend facilement permanents, ou à peu près, les caractères de coloration, et toutes nos espèces domestiques nous en offrent de fréquents exemples.
La peau, dans les espèces anciennement asservies,
subit la même influence que le pelage ou le plumage
Source : Gallica

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