Résumé

Portrait de Raymond Rollinat Raymond Rollinat La Vie des reptiles de la France centrale… (1934)

Pendant les hivers qui, parfois, dans notre France centrale sont si rudes et si longs, quand la neige recouvrait le jardin, ne laissant deviner que les arbustes et la silhouette des terrariums, tout ce monde, figé dans l'immobilité, ne vivait plus sous terre que d'une vie ralentie, les Tortues enterrées dans leur fumier d'hivernage, la tête, la queue et les pattes abritées sous la carapace, les Sauriens et les Serpents enfouis dans les refuges remplis de paille et de foin, à plus d'un mètre de profondeur.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Rollinat Raymond Rollinat La Vie des reptiles de la France centrale… (1934)

Avec sa tête large à sa base, sa gueule largement fendue, ses yeux jaunâtres à pupille verticale, son museau retroussé, la Vipère aspic, qui porte en elle un venin redoutable et qui, d'un seul coup des terribles crochets qui arment sa mâchoire supérieure peut donner la mort, inspire l'effroi et le dégoût. Cette tête affreuse qui s'élance, frappe et peut tuer à la moindre attaque, a bien le physique de l'emploi.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Rollinat Raymond Rollinat La Vie des reptiles de la France centrale… (1934)

C'est pendant cette période seulement que se produisent les batailles entre mâles, et qu'il y a aussi prise de bouche entre les mâles et les femelles. Parfois quand ils se battent, ils se dressent de tout l'avant de leur corps, se mordent à pleine gueule à la tête, au cou, au corps, à la queue, et cherchent à prendre des points d'appui en s'enroulant autour du corps de l'adversaire, qu'ils semblent vouloir ligoter; le sang coule parfois des blessures. Lorsque les femelles se mêlent à la bataille et mordent aussi les mâles, j'ai remarqué que ceux-ci ne leur rendaient pas leurs morsures.
Source : Gallica

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