Résumé

Contribution à l'étude du peuplement des Iles Britanniques (1930)

LES LACUNES DE LA FAUNE BRITANNIQUE
« C'est par là que de loups l'Angleterre est déserte. »
(LA FONTAINE, Fables, X, 5.)
Lorsqu'un entomologiste expérimenté franchit le Pas-de-Calais, ou simplement lorsqu'il examine avec soin les collections britanniques ou les listes locales de comtés, il y a une chose qui ne manque pas de le frapper.
C'est l'absence complète d'un certain nombre d'insectes répandus et abondants sur le continent, et auxquels, à ce qu'il semble, les conditions édaphiques et climatiques du Royaume-Uni devraient parfaitement convenir.
Source : Gallica

Contribution à l'étude du peuplement des Iles Britanniques (1930)

Les Iles Britanniques abritent sans nul doute quelques formes endémiques de Coléoptères appartenant à chacun de ces deux groupes.
Mais, en ce qui concerne les endémiques autochtones, l'isolation de l'Angleterre et même celle de l'Irlande ne sont pas assez anciennes pour avoir permis aux Coléoptères d'atteindre un stade d'évolution dépassant celui de la variation intra-spécifique. Même dans les groupes dont la capacité de variation est la plus étendue et la plus actuelle, on ne relève aucune forme endémique qu'on puisse être tenté de séparer comme espèce.
Source : Gallica

Contribution à l'étude du peuplement des Iles Britanniques (1930)

Les espèces de grande taille ont un facies tropical, celles de petite taille un facies holarctique. La mise en place actuelle de la microfaune semble être réalisée dès ces époques reculées. Les grandes espèces, seules, auraient-elles émigré de l'Afrique et de l'Inde vers l'Europe où elles auraient rencontré une faune holarctique déjà fixée ? Ou bien, devonsnous considérer que les formes aujourd'hui holarctiques, faisaient partie autrefois de milieux à climats chauds, et que seules elles ont pu supporter une modification du climat, grâce à leur mode de vie partiellement hypogé ?
Source : Gallica

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