Résumé

Sigismond Zaborowski Les migrations des animaux et le pigeon voyageur (1881)

Ils n'ont pas, comme l'oiseau, l'attrait du nid soigneusement édifié à deux dans l'énivrante joie des premières amours et qui le ramène chaque année au même pays, au même bosquet, au même arbre, à la même fenêtre, au même petit coin. Les quelques espèces qui nous donnent le spectacle de migrations périodiques n'y sont point poussées par les besoins de la reproduction. Elles n'ont d'autre objet que la recherche de la nourriture, et leur périodicité même est entièrement subordonnée à la multiplication de l'espèce et au plus ou moins d'abondance des aliments.
Source : Gallica

Sigismond Zaborowski Les migrations des animaux et le pigeon voyageur (1881)

D'en haut descend vers elle, à tire d'aile, une colombe, le bec tendu. Avec quelle impatience et quelle angoisse on l'attend Elle apporte du dehors la nouvelle des absents et de la lutte qu'ils soutiennent, les projets secourables, l'espérance, le réconfort moral. Par elle, le pays entier, brisé par tronçons, se rejoint et communie, et reprend dans cet échange de pensée, cette étreinte du cœur, de nouvelles forces pour le combat. Généreux oiseau ! ton sang est pur et
agréable comme celui du sacrifice !
Source : Gallica

Sigismond Zaborowski Les migrations des animaux et le pigeon voyageur (1881)

Plus elle est vaste, plus l'espèce, toutes choses égales, est soumise à des adaptations plus variées, exposée à voir son unité brisée. Quel est, au contraire, le résultat, l'objet le plus général des grandes migrations d'oiseaux par exemple? De permettre à ces animaux d'échapper dans une certaine mesure à la nécessité de s'accommoder de changements dans leur nourriture et leur climat et de s'adapter à des conditions de milieu de plus en plus différentes en se répandant d'une manière
continue de plus en plus loin de leur centre primitif.
Source : Gallica

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