Arthur Rimbaud,
Oeuvres de Arthur Rimbaud: Vers et proses
“ impossible d'exprimer le jour mat produit par le ciel, immuablement gris, l'éclat impérial des bâtisses, et la neige éternelle du sol. ”
Arthur Rimbaud,
Oeuvres de Arthur Rimbaud: Vers et proses
“ impossible d'exprimer le jour mat produit par le ciel, immuablement gris, l'éclat impérial des bâtisses, et la neige éternelle du sol. ”
Jacques Madeleine,
L’Idylle éternelle
“ L’air est déjà chargé de neige Et les oiseaux sont pleins d’effrois. Les grands arbres n’ont plus de feuille, Plus de retraites, plus de nuit Qui les couvre et qui les accueille, Et l’été, le doux été fuit. ”
“ Pendant de longues semaines, en flocons drus et serrés, la neige tombe.... ou plutôt elle est si abondante et si compacte, que l'on ne sait vraiment pas si elle tombe. Vous marchez au sein d'un nuage de duvet froid; vous êtes enveloppé dans un tourbillon blanc; à chaque pas que vous faites, il semble se resserrer autour de vous et vous enlacer dans des entraves cotonneuses et glacées. Le sol, sous vos pieds, c'est la neige; le ciel, sur vos têtes, c'est encore la neige—toujours la neige. Il n'y a plus au monde qu'un élément: la neige! ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Lorsqu’elles sont chargées de neiges pendant l’hiver, le grand vent la mange, expression populaire, qui désigne son action sur la neige, il en détache & entraîne avec lui la couche supérieure, la neige perd de son épaisseur, & celle qui est entraînée augmente le froid dans l’atmosphère. ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ La neige, la neige partout! Sous son souffle glacé, la nuée fluide se fige au-dessus des eaux et se transforme elle-même en neige ; les vapeurs du soir se coagulent en flocons épais, en colonnes tourbillonnantes, qui, dans leur danse effrénée, ensevelissent toutes choses audessous d'elles. L'atmosphère n'est plus que neige ; pas un espace entre ciel et terre qui n'en soit rempli. La lande en est toute comblée et n'est plus qu'une froide et immense couche où la nuit et la tempête s'en donnent à coeur-joie. ”
“ Ce qui caractérise la tempête de neige, c’est qu’elle est noire. L’aspect habituel de la nature dans l’orage, terre ou mer obscure, ciel blême, est renversé ; le ciel est noir, l’océan est blanc. En bas écume, en haut ténèbres. Un horizon muré de fumée, un zénith plafonné de crêpe. ”
Prosper Mérimée,
Lettres à une autre inconnue
“ Quand on n’est pas habitué à la neige comme vous l’êtes, de même qu’à rivaliser avec elle de blancheur, comment voulez-vous qu’on écrive ? On a les doigts gelés. Nous venons d’avoir un hiver affreux. Pluie, grêle, neige pendant vingt-quatre heures, et presque toujours un ciel gris, sombre, qui exaspère ceux qui viennent dans le Midi pour voir le soleil. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ M’est avis que toi aussi tu te gardes, en voulant t’assurer de la vérité, d’expérimenter dans la neige. Ils disent que les pieds se refroidissent moins à fouler une neige ferme et durcie, qu’une neige ramollie par le dégel. Donc, s’ils ne mentent pas, tout le froid produit dans les régions du nord par la neige en dissolution et les glaçons qui se brisent, vient saisir et condenser l’air tiède et déjà humide des contrées du midi. Voilà comment ce qui devait être pluie devient grêle sous l’influence du froid. ”
Eugène Ney, Revue des Deux Mondes
“ Le froid qu’apportent en hiver les vents d’ouest et de nord-ouest est rigoureux, mais sec ; celui du nord et du nord-est est pénétrant, accompagné de tourbillons de neige qui couvrent le sol à quatre et cinq pieds, et quelquefois six et sept. Des tempêtes soudaines s’élèvent ; le vent souffle de toutes parts et chasse la neige avec furie ; les maisons craquent et vacillent, et l’eau de la mer est éparpillée au loin sur la terre comme de la poussière de neige. ”
Auguste Boppe,
Revue des Deux Mondes
“ Le vent n’a amoncelé la neige que d’un côté du col ; nous pouvons donc passer. Mais, à peine sommes-nous sur l’autre versant que la neige, tourbillonnant autour de nous, nous aveugle. Le froid nous glace ”
Ferdinand de Gramont,
Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont…
(1842)
“ Et moi, dans mon coeur beaucoup plus froid que la glace, je sens de lourds pensers se former une neige, pareille à celle qui parfois s'élève de ces vallées fermées aux vents amoureux, et entourées de fleuves stagnants, alors que tombe du ciel une plus lente pluie. En peu de temps, passe toute grande pluie et la chaleur fait disparaître les neiges et la glace ; ainsi reprennent leur cours les fleuves superbes à voir : et jamais le ciel ne fut caché par une neige si épaisse, qu'étant livrée à la fureur des vents, elle ne s'enfuie des hauteurs et des vallées. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ S’il règne de grands courans d’air, ces courans causent une forte évaporation, & les paysans disent : le vent mange la neige. Ces portioncules de neige entraînées dans l’atmosphère, rendent le froid plus piquant. Sur les hautes montagnes, la neige fond plus promptement par un temps nuageux & bas, que par un ciel clair & serein, quoiqu’au même degré de température. ”
Théodore Lacordaire, Revue des Deux Mondes
“ Telles sont les objections qu’un seul jour d’expérience suffit pour suggérer contre les effets de la neige dans un paysage ; que sera-ce donc lorsque, pendant plus de la moitié de l’année, le ciel au-dessus de notre tête est chargé de neige, le vent un vent de neige, la brume une brume de neige ; que l’haleine se convertit en neige ; que la neige s’attache aux cheveux, aux vêtemens, aux cils des paupières ”
Charles Ferdinand Ramuz,
Une main
“ Dans le pays que j’habite, la neige est rare ou ne tient guère. On aura assisté, cette année, au phénomène d’une neige tardive, en même temps que surabondante, et qui aura tenu, malgré la saison, près de quinze jours. ”
A. Suarès, Revue des Deux Mondes
“ L’hiver, il fait nuit à trois heures ; dans le nord, le jour ne se lève même pas. On vit sous la lampe, dans une ombre silencieuse où les formes furtives ont le pas des fantômes. La neige est partout : elle comble les mille vallées creusées dans la puissante échine des montagnes, comme la moelle dans les vertèbres. Le schiste noir, l’eau fauve qui a pris la couleur de la rouille sur les terrains du fer, les noires forêts de sapins ajoutent au grand deuil de la terre. Là, pendant des mois, le soleil est voilé ; ou bien d’argent, ce n’est plus que la lune douloureuse de midi. ”
Erckmann-Chatrian, Histoire d’un paysan (1868)
“ Les jours d’hiver on est dans la boue jusqu’aux chevilles ; la neige fond d’une minute à l’autre, le brouillard couvre tout, la tristesse vous gagne jusqu’au coin du feu. Ce n’est pas comme chez nous, la belle neige sur les haies et les bois, la grande lumière blanche qui vous éblouit, et le froid vif qui vous donne la force de courir, de vous secouer, et de vous réchauffer en marchant sur la terre dure. ”
Charles Delon, Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)
“ Nappe de névé sur la montagne. des champs de neige. Sur la pente trop rapide elle ne peut tenir; bientôt elle glisse, elle s'écroule comme celle qui est tombée sur l'ardoise d'un toit trop aigu. Mais, au contraire, aux endroits où la pente n'est pas trop forte, elle demeure et s'accumule. La neige fraîchement tombée est molle, épaisse et légère ; mais peu à peu elle se tasse et durcit. Exposée aux rayons du soleil ou bien au vent plus tiède du jour, elle fond un peu à la surface; elle forme une sorte de pâte humide, ainsi que vous pouvez l'observer dans nos rues par un jour de dégel. ”
Félicie Houry, L'esprit de toutes choses (1873)
“ La neige, sous cette apparence de froideur, est l'être le plus impressionnable qu'on puisse rencontrer ; étendue dans la plaine, elle est comme anéantie en présence de cette grande âme-lumière qui répand ses rayons sur le monde entier ! ”
Eugène Morel,
Terre Promise (Eugène Morel - La Revue blanche…
“ Mais sur la terre c’était neige pure. Sol clair comme le ciel dans une nuit d’été, pleine d’étoiles ! Les morts qui y cherchaient leur trou, à la lanterne, semblaient les âmes qui brillent dans les nuits étoilées. Ciel profond de la neige, derrière qui sont les morts. ”
Joseph-René Bellot,
Journal d'un voyage aux mers polaires…
(1866)
“ Partout, sur nos têtes, sous nos pieds, autour de nous, la neige, rien que la neige; les arêtes rugueuses du roc, ou les faces perpendiculaires des falaises, grimaçant au travers de cette enveloppe, semblent seules protester contre cette violation de leur nature, et seules nous rappellent que le monde n'est point une immense boule de neige. ”
Alphonse Gobin, Guide pratique d'agriculture générale… (1869)
“ La neige tombe rarement, ou plutôt, elle persiste fort peu de temps sur la terre, dans les contrées voisines de la mer, sous les climats tempérés ; sur les hautes montagnes, elle se conserve souvent pendant toute l'année et forme des glaciers éternels. ”
Henriette Dessaules, Lettres de Fadette
“ Tout est gris, la neige tombe sur le paysage terne, non la neige éblouissante qui fait charmantes les plus laides choses, mais une neige timide, affolée, qui se jette avec désespoir dans la boue à laquelle elle se mêle pendant que le vent méchant la siffle en agitant draperies et étendards mouillés, déteints, qui pendent lamentablement en attendant leur tour d’être décrochés. ”
Raoul de La Grasserie, Les Pensées, poésies (1893)
“ Il neige, tout est blanc, la neige de nivôse Tour à tour a filtré, goutte à goutte dépose La tristesse qui dure et se boit lentement. Il neige sur les monts, il neige sur la plaine, Et jusqu'en les vallons descend la froide laine, Il neige sur la neige, enfin la coupe est pleine, Mais ce n'est de la fin que le commencement. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Il arrive ordinairement, lorsque le temps se radoucit, qu’il tombe plus de neige qu’auparavant ; cette observation est vraie, à la lettre, pour l’intérieur des terres ; mais le voisinage de la mer fait une exception, & prouve que, pendant les plus grands froids, il neige dans les pays circonvoisins. ”
Gérard Walch, Anthologie des poètes français contemporains
“ La neige ne sait point l’ardeur des baisers d’or Et livre sans péril de fonte ni de hâle A l’impuissant époux sa virginité pâle. Steppes développant leur blême immensité Sous un ciel des candeurs de la terre teinté ; Forêts, gorges, vallons, molles profondeurs blanches Que parfois, sous le givre éblouissant des branches, Traverse à pas pesants un carnassier rôdeur, Muet dans le silence et mat sur la splendeur ; Villes au loin, hameaux presque enfouis qu’assiège L’épais grossissement onduleux de la neige ”
Vulliet Durand, Physiologie de l'univers, cosmologie ou Les secrets de l'univers enfin pénétrés (1851)
“ L'hiver donc, il neige; dans les chaleurs de l'été, il grêle. C'est que dans l'hiver, et même dans les plus grands froids, le feu, la vie du nuage, ne l'abandonne pas instantanément ; il meurt de langueur, lentement , par parties , et tombe en neige. ”
James Fenimore Cooper,
Les Pionniers
“ Aux approches du printemps, les énormes piles de neige qui, par suite d’une accumulation constante, ainsi que des gelées et des dégels qui s’étaient alternativement succédé, avaient acquis une dureté qui menaçait de perpétuer leur durée, commencèrent à céder à l’influence d’un vent plus doux et d’un soleil plus chaud. Il y eut des instants où l’on crut voir les portes du ciel s’ouvrir, l’air se charger de principes vivifiants, la nature animée et inanimée s’éveiller, la gaieté du printemps briller dans tous les yeux comme dans tous les champs. ”
Emile Bouant, Les grands froids
“ Elle l'est même en été, car dans ces hautes régions, où la température de l'air est constamment inférieure à zéro, il ne pleut jamais, il neige. Tout nuage qui se résout au-dessus du sommet de la montagne se résout en neige; de telle sorte qu'à quelques heures d'intervalle on peut voir le soleil, par l'ardeur de ses rayons, fondant la neige à la surface, puis cette neige être renouvelée par une chute presque immédiate. ”
Eugène Pottier,
Chants révolutionnaires
“ Au petit jour, la neige tombe, Tourbillonnante par les airs ; Un drap de plumes de colombe S’étend sur les pavés déserts. Bientôt j’y repassai, la roue, Le pied de l’homme y pataugea ; Plus de neige, hélas ! de la boue ! ”
Jacques Normand, Soleils d’Hiver
“ La neige est un sourire, un divertissement, Une farce du Ciel qui lutine la Terre Et, tel qu’un vieux galant aux charmes surannés, Profitant de la nuit, de l’ombre et du mystère, Lui jette en badinant un peu de poudre au nez. ”
Blanche Lamontagne-Beauregard,
La moisson nouvelle
“ La neige tombe. Il neige, il neige en avalanches ; Les villages sont blancs, les montagnes sont blanches. O vieillard qui reviens avec des fagots morts, Viens t’asseoir sous mon toit, car il neige dehors. II Il est nuit. Le grand vent, qui sanglote et qui gronde En de rudes assauts contre nos murs s’effondre. La neige tombe. ”
Théophile Gautier,
Tableaux de Siége
“ La neige recouvre le pavé de son blanc linceul, sinistre dans sa pâleur, et faisant ressortir le gris lugubre des longs murs formant les jardins et les terrains vagues des rues qui s’achèvent au milieu des champs. Sur un ciel d’un bleu noir scintillent ces mouchetures d’argent semblables à des larmes gelées, indice des nuits glaciales. Quelques fragments d’obus, récemment tombés, jonchent la neige et ajoutent aux terreurs de l’obscurité, du silence, de la solitude et des mauvaises rencontres, l’épouvante de la mort soudaine sortant de l’ombre avec un éblouissement de foudre. ”
Marguerite Van De Wiele,
Lady Fauvette
“ Et, de voir tomber cette neige silencieuse et tourbillonnante, il s’attendrit ; brusquement, le souvenir net d’une autre journée d’hiver semblable à celle-ci lui revient,... une autre journée où la neige s’allongeait comme cela, glissant de haut, sans bruit, mettant son fin duvet éblouissant sur la terre. ”
Edmond de Poncins, Chasses et explorations dans la région des Pamirs (1897)
“ Enfin, le temps se calme- un peu et la neige se met à tomber. Au jour tout est blanc partout. Les nuages sombres, épais, bouchent la vue, pour, en se soulevant par places, laisser entrevoir des pentes couvertes de neige. ”
Patrice Buet, Le couteau jaune : roman (1950)
“ La neige tombe. Légère et fantasque, elle s'accroche aux branches noires qu'elle décore de rubans, aux buissons qu'elle pare de dentelles, aux toits qu'elle habille de housses blanches. La paix, avec elle, se répand sur le monde. ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Enfin, voici une éclaircie ; nous sommes ensevelis sous la neige ; c’est un temps que j’adore : cette blancheur est comme une purification générale, et les amusements de l’intérieur sont plus intimes et plus doux. Peut-on haïr l’hiver à la campagne ! La neige est un des plus beaux spectacles de l’année ! ”
Octave Pavy,
Les nouvelles Expéditions au Pôle Nord
“ La neige qui tombe dans la mer forme d’abord une sorte de bouillie épaisse ; si le temps est calme, elle se prend, et l’eau se couvre d’une glace mince, moitié franche, moitié névé ou neige agglutinée. ”
Charles Dickens,
Vie et aventures de Nicolas Nickleby
“ En hiver, la neige y reste encore volontiers longtemps après qu’elle s’est fondue dans les rues et sur les routes ; en été, le soleil s’en tient à distance respectueuse, et ne lui envoie qu’avec discrétion quelques-uns de ses gais rayons, gardant sa chaleur brûlante et toutes ses splendeurs pour des places plus bruyantes et moins imposantes. ”
Edouard Blanc,
Revue des Deux Mondes
“ Nous nous engageons à notre tour sur l’étroit sentier, non sans de grandes difficultés, car la neige nouvellement tombée forme sur la neige ancienne, durcie par la gelée de la nuit précédente, une couche non adhérente, et qui glisse avec nous. ”
Michel Zévaco,
Le Boute-charge
“ Comme tout irait bien, s’il n’y avait pas la neige ! — Dans les champs qui se confondent, sur les chemins qui se perdent, sur les rivières qui s’arrêtent stupéfaites, sur le dôme des bois qui plient, partout, au Nord, au Midi, la neige s’étend, se cristallise, s’effrite, donne à la plaine l’aspect lamentable d’un tableau qu’un peintre désespéré aurait couvert de cendre. ”
Albert Laberge,
Images de la vie
“ C’était l’hiver et la campagne était toute couverte de neige. L’on était à la fin de l’après-midi et l’aspect du paysage était loin d’être réjouissant. Il était attristant au possible. De la neige et de la neige. Des maisons couvertes de neige et de grands arbres noirs et nus qui semblaient souffrir du froid. ”
Rudyard Kipling,
Lettres de voyage
(1922)
“ Quiconque s'est trouvé dans une tourmente, même atténuée, comme la Nouvelle Angleterre sait en faire, ne s'avise de parler à la légère de la neige. Représentez-vous quarante-huit heures de vent hurlant, avec le thermomètre bien près de zéro, creusant et soulevant la neige nouvellement tombée sur cent kilomètres. L'air est comme rempli de projectiles qui fouettent le visage, et à dix mètres les arbres sont invisibles. Le pied glisse sur un rocher poli et noir comme l'obsidienne où le vent a mis à nu quelque coin exposé de la route et sa glace boueuse du début de l'hiver. ”
Émile Ollivier, Revue des Deux Mondes
“ Nous sommes littéralement ensevelis dans une neige qui ne cesse de tomber depuis deux jours. Le ciel est brumeux, sombre, bas, la terre au contraire couverte de plusieurs centimètres d’une couverture blanche et lumineuse, et c’est d’elle que semble venir le jour. ”
