Émilien Tauriac, La Chanson des vaincus (1927)
“ « O loi, mon premier rêve et de tous le plus cher, Douce amante aux grands yeux de bluet, tu fus l'aube Et tu fus le soleil rayonnant dans ma chair, Qui t'aime et vibre encor en évoquant ta robe. Va, tu vis, ma divine et toujours pure, en moi. J'ai cru l'anéantir, mais tu vis, bien-aimée, Et j'ai vécu ma vie à rechercher l'émoi Qui me ravit, t'ayant sous mon baiser pâmée. Berce mon coeur jaloux, que j'ai mis dans tes mains. Redis-moi les aveux dont j'ai su la tendresse, Et qui sont la clé d'or des paradis humains. » ”
