Émilien Tauriac

Résumé

Émilien Tauriac La Chanson des vaincus (1927)

« O loi, mon premier rêve et de tous le plus cher,
Douce amante aux grands yeux de bluet, tu fus l'aube
Et tu fus le soleil rayonnant dans ma chair,
Qui t'aime et vibre encor en évoquant ta robe.
Va, tu vis, ma divine et toujours pure, en moi.
J'ai cru l'anéantir, mais tu vis, bien-aimée,
Et j'ai vécu ma vie à rechercher l'émoi
Qui me ravit, t'ayant sous mon baiser pâmée.
Berce mon coeur jaloux, que j'ai mis dans tes mains. Redis-moi les aveux dont j'ai su la tendresse,
Et qui sont la clé d'or des paradis humains. »
Source : Gallica

Émilien Tauriac La Chanson des vaincus (1927)

Que pourrais-je vous dire, intéressant votre âme, Alors que son envol, ailé par un soupir,
Vers le soleil menlal, dont elle est une flamme,
Est ce qui me fait être et qui vous fait mourir?
Il n'est donc point douteux qu'elle soit immortelle; Aussitôt qu'elle émigré, à vos chevets j'accours, L'ultimum moriens, votre coeur qui pantelle.
S'arrêtant au contact léger de mes doigts gourds.
Son jugement s'instruit cependant que j'opère, Car j'en lis les arrêts dans les yeux que j'éteins ; Les uns, beaux d'un espoir que l'attente exaspère, Les autres, embrumés par des remords certains.
Source : Gallica

Émilien Tauriac La Chanson des vaincus (1927)

Le vice amoindrit et dévoie,
Qui fait de l'adulte un barbon ;
Seul, le labeur est saine joie,
Seul le pain que l'on gagne est bon.
ENVOI.
Prince, ô descendant de Sorbon, "Veux-tu faire une France neu e? De mon dit, à tous fais la preuve : Seul le pain que l'on gagne est bon.
L'éternelle chanson de l'éternel amour.
Virin, étudiant, s'éprit d'un ange blond,
Dont les yeux de bluet, reflets purs du ciel vaste,
Par leur candeur suave et leur attrait profond,
Dans son coeur flambant neuf d'enfant timide et chaste,
D'un désir effréné, jetèrent le brandon.
Source : Gallica

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