Michel Carré,
Les yeux clos : pièce en un acte…
(1896)
“ SAÏTO, l'entraînant doucement vers le talus de gazon, à droite. Je vais guider tes pas dociles. Suis-moi ; près du rocher, sous les bambous graciles. Kouannon qu'en priant jamais tu n'oublias, Nous a fait un berceau de blancs camélias. Donne ton samisen ; posons notre bagage. Au soir tombant, les bois parlent un doux langage, Nous les écouterons, joyeux et reposés, Et jaserons d'amour en cueillant des baisers ! O HANA, se levant. Je sens un doux parfum de fleurs dans l'herbe tendre. Mon oeil ne les voit pas, mais je crois les entendre. Elles m'appellent... oui... c'est là... de ce côté ! ”
