Léonie Bédelet, Les grands jours des petits enfants… (1867)
“ Le marin isolé au milieu de l'immensité des mers a, plus encore que tout autre, besoin de se sentir sous le regard de la Providence. Ce n'est pas assez qu'il implore pour lui la protection divine, il veut aussi l'assurer à l'esquif qui doit l'emporter sur les flots. Dès qu'un navire neuf est lancé à la mer, il ne quitte pas le port sans qu'un prêtre lui ait donné une bénédiction que l'on a coutume d'appeler baptême, parce que un parrain et une marraine y président, et donnent au bâtiment un nom qu'il portera désormais inscrit sur sa proue. ”
