Résumé

Léonie Bédelet Les grands jours des petits enfants… (1867)

Le marin isolé au milieu de l'immensité des mers a, plus encore que tout autre, besoin de se sentir sous le regard de la Providence. Ce n'est pas assez qu'il implore pour lui la protection divine, il veut aussi l'assurer à l'esquif qui doit l'emporter sur les flots. Dès qu'un navire neuf est lancé à la mer, il ne quitte pas le port sans qu'un prêtre lui ait donné une bénédiction que l'on a coutume d'appeler baptême, parce que un parrain et une marraine y président, et donnent au bâtiment un nom qu'il portera désormais inscrit sur sa proue.
Source : Gallica

Léonie Bédelet Les grands jours des petits enfants… (1867)

Souvent on place sous la table qui supporte l'arbre, un nouveau-né dans une crèche remplie de paille, afin que le souvenir de la misère que Jésus voulut embrasser, touche le cœur des enfants gâtés, en leur rappelant qu'il est de petits pauvres qui, vêtus à demi, se couchent en grelottant, trop heureux s'ils ont pu satisfaire leur faim avec un peu de ce pain que vous ne voulez jamais manger sec.
Source : Gallica

Léonie Bédelet Les grands jours des petits enfants… (1867)

Cette élection par une fève remonte aux Grecs et aux Romains. C'était ainsi qu'à Athènes on créait les magistrats. De là vient le proverbe grec : « Ne mangez pas de fèves, » c'est-à-dire ne vous mêlez point des affaires du gouvernement. A Rome, pendant les fêtes de Saturne, les enfants se servaient aussi de fèves pour tirer au sort qui d'entre eux serait roi.
La coutume de se réunir en famille pour partager le gâteau des rois semble prête à disparaître de nos mœurs.
Source : Gallica

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