Résumé

Abel Besançon Bulletin de la Société des sciences et arts du Beaujolais

Le portail, mutilé pendant la Révolution, dépouillé des statues qui l’ornaient, enterré par l’exhaussement de la chaussée a conservé, malgré tout, sa grandeur et sa beauté.
Jusqu’à l’achèvement du grand clocher, les cloches se trouvaient dans le vieux clocher qui existe encore au-dessus du chœur. Supportée par quatre robustes piliers carrés, sa tour quadrangulaire émerge des toitures de la nef et de l’abside. Elle comporte trois étages de fenêtres dont le supérieur est seul visible de l’extérieur. Deux fenêtres géminées s’ouvrent sur chacune de ses quatre faces.
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Mais cette aiguille sur laquelle les chroniqueurs du temps ne tarissent pas d’éloges, cette flèche, urbis honor patriæque decus, ces cloches qui avaient coûté au peuple de Villefranche de si grosses sommes n’eurent qu’une existence bien courte, moins d’un demi-siècle. Le 23 avril 1566 elles furent complètement détruites par un incendie, accidentel dirent les uns, criminel accusèrent le plus grand nombre. Quoiqu’il en soit, une existence humaine expia ce malheur.
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Contre les éléments ou la fureur populaire il n’y a rien à dire, car on ne peut rien empêcher. Mais que dire des dévastations causées par l’ignorance, telles celles commises il y a cinquante ans ! Que dire des imageries modernes qui ont remplacé les splendides verrières d’autrefois La renaissance du vitrail de nos jours nous est garant que de pareilles erreurs ne se reproduiront plus.
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