Résumé

Anonyme Printemps parfumé

« Oh ! ce mandarin, qui ne travaille guère, ne pense qu’à Tchoun-Hyang ; mais elle est comme le sapin et le bambou qui ne changent jamais, elle reste fidèle à son mari.
— Que c’est donc malheureux d’avoir eu, après le bon mandarin d’autrefois, ce méchant au cœur dur, qui est pareil à un hameçon crochant le pauvre peuple.
— Cette Tchoun-Hyang a donc été mariée ? — dit le premier jeune homme.
— Oui, elle a été mariée au fils du précédent mandarin. Quel cochon que ce fils ! Une fois marié il a abandonné la pauvre jeune fille, il a été plus féroce qu’un tigre. »
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Anonyme Printemps parfumé

I-Toreng se déguisa en femme... « Je veux vous réciter une poésie que j’ai faite.
Et voyant Tchoun-Hyang attentive :
« La vie est comme un fleuve qui s’écoule, et c’est pourquoi la vue de l’eau suscite ma mélancolie ; mais le salut des saules que le vent incline me console. »
Tchoun-Hyang, en entendant ces choses, fut triste et répondit tout en marchant :
« Le monde est comme un rêve de printemps, et nous ne pouvons être jeunes qu’une fois. Ne jamais s’amuser, ne jamais sortir c’est bien triste, et, puisque nous ne pouvons être jeunes qu’une fois, il faut égayer notre jeunesse. »
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Anonyme Printemps parfumé

Que faites-vous là ? — s’écria-t-il, — Si vous agissez ainsi dès l’abord, j’aurai tout à craindre de votre père et il me punira certainement. Calmez-vous, s’il vous plaît, rentrez chez vous et nous aviserons ensuite à quelque moyen de vous satisfaire : mais ne vous abandonnez pas dès premier jour.
— Vous avez raison, — répondit I-Toreng, — mais songez que la vie est instable que nous sommes heureux aujourd’hui, malheureux demain : qui sait si je ne serai pas mort demain, et alors pourquoi ne profiterais-je pas de l’occasion qui m’est offerte de parler à cette jeune fille ?
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