Résumé

L.-M. de Carné Exploration du Mékong. — VII.…

Le grand jour et le grand air, voilà ce qu’il lui faut partout pour croître, et si nous l’avons vue, même en pays chrétien, prête à s’éteindre avec la liberté politique, nous aurions le droit d’être surpris de la voir prospérer en Chine. Les rares gazettes imprimées dans l’empire sont écrites pour tromper l’opinion, non pour l’éclairer, et ce n’est pas dans les creuses spéculations de leur philosophie athée que les Chinois peuvent trouver un frein à leur passion dominante, l’amour du gain.
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L.-M. de Carné Exploration du Mékong. — VII.…

Nous payions ces plaisirs aux heures de halte : les pagodes mal closes, pavées de froids carreaux, étaient nos hôtelleries habituelles; le bois, difficile à obtenir, était humide, et il fallait choisir entre l’air pur, mais glacé, du dehors et l’atmosphère fumeuse de l’intérieur, échauffée à grand’peine par un feu allumé au centre de notre dortoir improvisé. En même temps, il était nécessaire d’observer vis-à-vis des populations, où l’élément mahométan devenait plus sensible, certaines règles de modération et de prudence trop souvent mises en oubli jusqu’alors par nos soldats chinois.
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L.-M. de Carné Exploration du Mékong. — VII.…

On retrouve dans toutes les œuvres des Chinois je ne sais quoi de faux et d’incomplet; on dirait que ceux-ci, voulant pousser jusqu’aux dernières limites la fameuse théorie de l’art pour l’art, construisent à grands frais un pont voûté sur une surface unie pour le seul plaisir de le construire, comme ils ont jadis élevé sur les frontières septentrionales de leur empire cette immense muraille, monument à la fois colossal et inutile, qui caractérise à merveille le génie de cette race singulière.
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