L.-M. de Carné, Exploration du Mékong. — VI. — La Chine occidentale
“ Le Yunan lui-même, perdu et reconquis si souvent que l’on pourrait le considérer comme une simple colonie militaire, n’a pas été oublié par le pouvoir impérial, et les travaux d’art qui y ont été prodigués empruntent à l’âpre grandeur des paysages qui les encadrent un caractère particulier. Aujourd’hui les routes se dégradent, les ponts s’écroulent, et le désert se fait autour des ruines accumulées. Je n’avais jamais imaginé pareille désolation. Tout étrangers que nous sommes, nous nous sentons envahis par la tristesse, et nous suivons en silence les sinuosités de ce chemin où la mort a passé. ”
