Philibert Dabry de Thiersant

Résumé

Philibert Dabry de Thiersant Nos intérêts dans l'Indo-Chine (1884)

Il y a donc quatre-vingt-un ans que les Tonkinois sont sous la domination annamite et souffrent tout ce qu'un peuple vaincu peut souffrir de la part de ses oppresseurs. Ils ont cherché maintes fois à secouer ce joug de fer qui les écrase, leurs efforts n'ont abouti qu'à rendre leur sort plus malheureux. Telle est une des raisons pour lesquelles ils n'ont pu tirer un meilleur parti des ressources et des avantages dont leur pays a été comblé par la nature.
Le climat du Tonkin peut être considéré comme salubre.
Source : Gallica

Philibert Dabry de Thiersant Nos intérêts dans l'Indo-Chine (1884)

Chaque peuple a trop d'embarras intérieurs, sans compter les périls de la question sociale, pour ne pas désirer la continuation de la paix. Néanmoins, nous le reconnaissons, plus qu'aucun autre, nous devons être prêts à toute éventualité ; mais qui croira qu'une puissance de premier ordre, qui peut mettre en ligne plus de deux millions de combattants, ne puisse détacher, sans toucher aux cadres de son armée organisée en vue d'une rapide mobilisation, les hommes nécessaires pour pacifier l'Annam, battre la Chine si elle nous y oblige, et garder nos nouvelles possessions?
Source : Gallica

Philibert Dabry de Thiersant Nos intérêts dans l'Indo-Chine (1884)

Mais il est permis d'espérer que, dans le conseil de l'Empire, il se trouvera assez d'hommes intelligents et amis de leur pays ainsi que de la dynastie pour comprendre les dangers d'une pareille aventure, et que tout finira par s'arranger au moyen d'un traité qui, en nous assurant la possession pleine et entière de l'Annam, délimité d'un commun accord, et en ouvrant au commerce étranger les provinces méridionales de l'empire, établira entre les deux pays des rapports constants de paix et de bonne amitié qui doivent exister entre deux voisins.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature