Sueur froide

Définition et enjeux

Portrait de Georges Dujardin-Beaumetz Georges Dujardin-Beaumetz,  Leçons de clinique thérapeutique professées à l'hôpital Saint-Antoine… (1880-1884)

“ C'est parfois pendant le stade de sueur que le malade commence à se refroidir et à pâlir ; il se plaint de chaleur intérieure, demande des boissons fraîches, et, sans qu'il en ait conscience, son corps se rafraîchit, puis la face devient cadavéreuse, il y a de l'agitation, de la soif, la voix se casse, le pouls devient petit et précipité, la peau se couvre de sueur froide et visqueuse, et la mort souvent arrive en pleine connaissance, l'intelligence restant intacte, ou bien, au bout de quelques heures, la chaleur revient peu à peu et le malade se rétablit. ”
Source : Gallica

Portrait de Armand Trousseau Armand Trousseau,  Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris… (1861-1862)

“ Dans la fièvre sudorale, la diaphoretica des anciens, la sueur arrive un peu plus tôt qu'elle ne le fait d'ordinaire, et prenant promptement des proportions considérables, elle inonde la surface du corps. Cette sueur froide coïncide avec un pouls rapide, petit et débile, une respiration fréquente et pénible. Les doigts restent comme macérés ; le visage prend une teinte livide; et le refroidissement est tel, qu'on est obligé de réchauffer le malade, qui peut succomber dans le premier accès. S'il en sort, la fatigue physique et intellectuelle est extrême. ”
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail,  Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général… (1843)

“ L'observateur, de l'impression de froid qu'il reçoit en touchant le malade, conclut que l'organe touché du malade ne produit plus assez de chaleur, et qu'il en emprunte aux surfaces ambiantes. Mais, chez le malade, l'impression de froid, quand rien ne change autour de lui, indique qu'il dépense plus de chaleur qu'à l'ordinaire, que l'évaporation par les surfaces est plus active qu'auparavant; que la sueur est plus abondante que de coutume, et que ses tissus perdent de leur turgescence et s'épuisent de leurs sucs en s'affaissant : une sueur froide est toujours accompagnée d'amaigrissement. ”
Source : Gallica

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