Émile Bernardeau

Résumé

Émile Bernardeau Histoire de la phthisie pulmonaire… (1845)

L'étude approfondie et pratique que j'ai faite de la consomption pulmonaire m'a conduit à reconnaître que, dans certains cas de guérison, le produit de sécrétion morbide ne se ramollit que petit à petit ; les parties ramollies sont éliminées, soit par résorption, soit par expuition, souvent par expuition, puisqu'on rencontre, le matin surtout, du pus dans les crachats. Un petit dépôt tuberculeux disparaît ainsi peu à peu, le poumon revient sur lui-même, et à aucune époque de la maladie il n'a été possible de constater de caverne. Cette voie de guérison est certes la meilleure
Source : Gallica

Émile Bernardeau Histoire de la phthisie pulmonaire… (1845)

Un enfant fait plus de repas qu'un adulte, parce qu'il digère plus promptement que lui et qu'il a une fonction de plus à remplir, celle de sa croissance. Mais si nous surchargions son estomac de plus d'aliments qu'il ne lui en faut, il en résulterait une diminution relative de la sécrétion biliaire et des autres sécrétions nécessaires à la digestion ; partant la congestion du système veineux abdominal, circonstance que nous verrons plus loin être synonyme de ce que l'on a appelé jusqu'à ce jour prédisposition à la phthisie pulmonaire.
Source : Gallica

Émile Bernardeau Histoire de la phthisie pulmonaire… (1845)

Néanmoins ne guérissons-nous pas, à l'aide de topiques, des ulcères superficiels? Ceux mêmes dont la raison d'existence n'est pas une cause spécifique guérissent quelquefois par les seuls effets de la nature. Pourquoi donc les ulcères pulmonaires seraient-ils toujours incurables? Nous reconnaissons qu'ils ont pris naissance sous l'influence d'une prédominance veineuse abdominale. Telle est leur cause primordiale, j'ose dire leur cause spécifique ; c'est donc elle qu'il faut préalablement combattre. Ces considérations m'amènent à traiter de la curabilité de la phthisie pulmonaire.
Source : Gallica

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