Murmure respiratoire

Définition et enjeux

H. Burau De la phthisie du bœuf

La respiration est encore plus grande et plus accélérée qu’au début ; elle est marquée d’un contre-temps qui se produit tantôt pendant l’expiration, tantôt pendant l’inspiration.
À la percussion, une ou plusieurs surfaces de la poitrine donnent un son mat ; dans les autres parties du poumon la résonnance est normale ou augmentée.
L’auscultation fait découvrir du murmure respiratoire supplémentaire dans les portions encore saines. Au point où l’on a constaté de la matité, le murmure respiratoire est remplacé par le bruit de souffle ou le râle sibilant muqueux.
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Hippolyte Hérard La phthisie pulmonaire, étude anatomo-pathologique et clinique (1887)

N'est-ce pas un fait cliniquement démontré que la respiration puérile ou supplémentaire est perçue dans un poumon qui doit suppléer son congénère devenu impropre à l'hématose, dans le cas par exemple de pneumonie ou de pleurésie avec épanchement ? L'intensité du murmure respiratoire indique évidemment que l'air pénètre avec force dans les vésicules, seulement dans ce cas la dilatation n'est que momentanée, elle est contre-balancée par la rétractilité normale du tissu pulmonaire.
Source : Gallica

Hippolyte Hérard La phthisie pulmonaire, étude anatomo-pathologique et clinique (1887)

L'affaiblissement du murmure respiratoire peut porter sur les deux temps de la respiration; il est généralement plus marqué ou du moins plus appréciable pendant l'inspiration, dont la durée relative est, dans l'état normal, beaucoup plus longue que celle de l'expiration; quelquefois, l'expansion vésiculaire commence à s'entendre, puis le murmure s'arrête brusquement; l'inspiration est incomplète, écourtée.
Source : Gallica

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