Curabilité

Définition et enjeux

Honoré Aubanel Recherches statistiques sur l’aliénation mentale faites à l’hospice de Bicêtre

Examinant d’abord le degré de curabilité de chaque espèce d’aliénation, nous voyons sur ce tableau que la moitié et plus des malades guéris appartiennent à la manie ; ensuite vient la monomanie, qui fournit aussi beaucoup de guérisons. Quant à la démence, que nous croyons incurable, ainsi que l’imbécillité et l’épilepsie, les guérisons qu’elles semblent avoir fournies appartiennent à des malades qui n’ont subi qu’une amélioration passagère.
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Portrait de Alexandre Axenfeld Alexandre Axenfeld Rapport sur les progrès de la médecine en France (1867)

L'art de reconnaître les maladies, ou diagnostic, se compose de plusieurs parties distinctes. Il s'agit en premier lieu de relever toutes les lésions matérielles et fonctionnelles qui, à un moment quelconque, existent dans l'organisme malade, sauf ensuite aies relier à la cause évidente ou probable qui a présidé à leur manifestation ; il faut enfin apprécier ce groupe de faits au point de vue de la marche ultérieure des accidents, de leur degré de curabilité, de l'opportunité de telle ou telle médication particulière.
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Armand Laurent Étude médico-légale sur la simulation de la folie… (1866)

La distinction que nous avons faite des folies simples, états morbides actifs, passagers, est d'autant plus importante que ce n'est guère que parmi elles que nous pouvons obtenir ces guérisons franches et naturelles qui rendent l'individu à lui-même. Ce sont surtout la manie, la mélancolie simple, la mélancolie avec stupeur qui présentent les chances les plus grandes de curabilité. Les autres formes sont le plus souvent les conséquences d'un travail pathologique ancien.
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