Résumé

Ed Finot Port-Royal et Magny : fondation de l'abbaye… (1888)

Ici repose la Révérende Mère Angélique de Saint-Jean Arnauld, abbesse de ce Monastère, où elle avait été élevée dès ses plus tendres années. L'amour de la sainte virginité crut en elle à mesure qu'elle croissait en âge, et tous ses vœux, lorsqu'elle n'était encore qu'enfant, furent d'avoir Jésus-Christ pour époux. Ayant reçu le voile sacré, elle aima la virginité et travailla à faire que cette admirable vertu régnât de telle sorte sur tous ses sens, que sa démarche même semblait respirer la modestie et la gravité d'une vierge.
Source : Gallica

Ed Finot Port-Royal et Magny : fondation de l'abbaye… (1888)

La vengeance divine s'appesantissait sur tous ceux qui, par méchanceté ou faiblesse, avaient contribué à la ruine du Monastère. Les pierres de Port-Royal, selon l'expression de Mlle de Joncoux'au cardinal, retombaient sur la tête des persécuteurs. Elles retombèrent sur la tête de l'abbesse de Paris, Mme de Château-Renaud, qui mourut subitement un an après son usurpation; sur l'archevêque, qui mérita par ses faiblesses d'être traité de janséniste par les jésuites; sur les jésuites eux-mêmes, qui, devenus odieux à la société, seront un jour ou l'autre chassés de son sein.
Source : Gallica

Ed Finot Port-Royal et Magny : fondation de l'abbaye… (1888)

L'Abbaye, comme tant d'autres, ne répondant plus à l'esprit de son institution, appelait une réforme. La Mère Angélique Arnauld, âme ardente, d'une franche et sincère piété, l'y introduisit. Grâce aux relations de sa famille nombreuse et puissante dans la bourgeoisie parlementaire, la maison s'accrut et parvint rapidement à un très haut degré de prospérité religi euse. La régularité, la piété, la mortification, en un mot, toutes les vertus du cloître, comme des fleurs embaumées, s'épanouirent dans le vallon.
Source : Gallica

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