Isaac Bruhl

Résumé

Isaac Bruhl Phtisie aiguë (1892)

Rien de plus artificiel, selon nous, rien de plus contraire à la réalité des faits qu'une semblable conception. Dans toute pneumonie caséeuse l'infection tuberculeuse s'affirme à la fois par l'intoxication générale et par un processus local massif à marche rapide. Si la première domine, la mort survient avant que la lésion ait pu parcourir tout son cycle; lorsqu'au contraire l'infection
générale est moins prononcée ou l'infection locale plus brutale dans ses allures, la fonte du néoplasme tuberculeux précède ou accompagne l'apparition des phénomènes ultimes d'intoxication.
Source : Gallica

Isaac Bruhl Phtisie aiguë (1892)

Rien dans tous ces cas ne révèle la germination tuberculeuse, l'envahissement des voies respiratoires par la granulie, jusqu'au jour où apparaissent les phénomènes locaux. Souvent c'est une cause accidentelle comme un refroidissement qui, en donnant un coup de fouet à l'infection tuberculeuse, a déterminé l'apparition des processus broncho-pulmonaires ; aussi arrive-t-il qu'au
début on attribue la recrudescence de la toux et de l'oppression à un simple rhume et que quelques jours se passent avant qu'à l'accentuation de divers phénomènes on reconnaisse la gravité de la situation.
Source : Gallica

Isaac Bruhl Phtisie aiguë (1892)

L'affection peut revêtir la forme d'une pleurésie, alors même que la poussée granulique a respecté ou seulement effleuré la séreuse. S'il arrive souvent que la phtisie pulmonaire chronique se traduise par un épanchement plus ou moins abondant, en l'absence de lésions pleurales spécifiques, il en est de même pour la tuberculose aiguë et par un mécanisme analogue : de part et d'autre, c'est aux raptus congestifs qui constituent un des éléments habituels du processus pathologique qu'il faut attribuer la production de l'exsudation pleurale.
Source : Gallica

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