Bronchite capillaire

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

La plus commune des maladies du poumon, la simple bronchite, c'est-à-dire l'affection vulgairement désignée sous le nom de rhume de poitrine, peut, lorsqu'elle est intense, occasionner un embarras dans la respiration, résultant de l'obstruction des bronches produite par le gonflement de la muqueuse et par le liquide visqueux qu'elle sécrète; mais ce n'est que lorsque l'inflammation et la congestion atteignent les dernières ramifications des bronches (bronchite capillaire) que la gêne de la respiration et l'asphyxie consécutive se manifestent avec intensité.
Source : Gallica

Sébastien Devalz De l'Action des Eaux-Bonnes dans le traitement des affections de la gorge et de la poitrine… (1865)

Un simple rhume ne fait qu'aggraver le mal parce qu'il s'épuise dans les grosses bronches, mais la bronchite capillaire attaquant violemment les plus petites divisions de ces canaux, imprime à leur vitalité après la guérison, un élan qui, s'il ne guérit pas, pallie au moins puissamment l'état chronique.
Source : Gallica

Eugène-Joseph Woillez Traité clinique des maladies aiguês des organes respiratoires… (1872)

Or, sans nier l'influence de l'encombrement bronchique par le mucus, ni celle de l'inflammation des petites bronches, il me paraît démontré par les faits que c'est à l'hyperémie exagérée du poumon qu'il faut attribuer principalement le développement des accidents asphyxiques dont il est question; que la véritable bronchite capillaire suffocante, en un mot, n'est une bronchite suffocante que par la prédominance excessive de l'hyperémie pulmonaire.
Source : Gallica

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