Bronchophonie

Définition et enjeux

Portrait de Sigismond Jaccoud Sigismond Jaccoud,  Leçons de clinique médicale, faites à l'hôpital de la Charité (1867)

“ L'auscultation fait entendre au niveau de la matité un souffle tubaire d'une intensité rare, et une bronchophonie éclatante non articulée; ces phénomènes ont identiquement les mêmes caractères dans toute l'étendue de la zone mate, et l'on n'y perçoit aucun râle, même en faisant tousser le malade à plusieurs reprises.
Il n'est pas difficile de remonter de ces signes à la condition physique qui leur donne naissance ; le lobe supérieur du poumon droit est absolument imperméable et induré; voilà pour la matité, le souffle, la bronchophonie et les vibrations vocales
”
Source : Gallica

Isidore Bricheteau,  Traité sur les maladies chroniques qui ont leur siège dans les organes de l'appareil respiratoire… (1851)

“ Il y a quelquefois de la bronchophonie qui est une nouvelle source d'erreur ; mais il ajoute avec raison, d'un autre côté, que la longue persistance du râle crépitant, et l'absence des signes généraux de l'inflammation permettent presque toujours de distinguer l'oedème du poumon de la pneumonie au premier degré, même dans les cas où ces deux affections sont réunies. ”
Source : Gallica

Eugène-Joseph Woillez,  Traité clinique des maladies aiguês des organes respiratoires… (1872)

“ Ils ont consisté en effet; dans quelques cas, en une respiration forte, soufflante, avec bronchophonie; il peut y avoir en outre de la submatité à la percussion.. Mais il suffit d'être prévenu pour éviter toute confusion. L'absence de tout râle crépitant même par la toux, la rareté de la toux, et le défaut de crachats caractéristiques de la pneumonie, montreront qu'il ne s'agit pas d'une inflammation du parenchyme pulmonaire. De plus, l'existence dominante d'un épanchement pleurétique au-dessous révélera la véritable cause des signes observés au sommet du poumon. ”
Source : Gallica

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