Résumé

Eugène Alfred Roudaire Essai sur la pathogénie du délire chez les brightiques (1902)

L'oedème est dû à l'intoxication, le sérum de cet oedème tient en dissolution une substance toxique et maintient les éléments nerveux en état d'intoxication constante. A ces deux facteurs, il faut en ajouter un troisième, la prédisposition. Chaque cerveau réagit à sa façon et le délire ne peut être toujours le même.
Dans son mémoire sur l'urémie délirante et la folie brightique, Dieulafoy sans nier l'influence de la prédisposition, ni de l'oedème, attribue l'état mental à une intoxication relevant de l'insuffisance rénale.
Source : Gallica

Eugène Alfred Roudaire Essai sur la pathogénie du délire chez les brightiques (1902)

Tandis que le coma et les convulsions ne se voient qu'aux périodes les plus graves du mal de Bright, tandis qu'ils comportent toujours un pronostic de gravité immédiate, tandis qu'ils sont vraiment signes d'une intoxication générale de l'organisme, le délire au contraire s'observe à toutes les phases des néphrites, il ne semble pas les aggraver ; c'est un incident qui peut survenir à un moment quelconque de leur
évolution, à leur début comme à leur période terminale, et qui ne paraît pas modifier leur marche ni leur allure.
Source : Gallica

Eugène Alfred Roudaire Essai sur la pathogénie du délire chez les brightiques (1902)

DE LA PRÉDISPOSITION DANS LE DÉLIRE URÉMIQUE
Aucun auteur ne nie l'importance de la prédisposition dans le délire urémique. Nous savons ce que pensaient Lassègue, Bouvat, Dieulafoy, Florent. En 1897, dans un mémoire du Progrès médical, M. le professeur Pierret insistait encore sur le rôle que jouent dans l'urémie les lésions cérébrales antérieures.
Chez certains malades, il est vrai, on n'a trouvé ni antécédents personnels, ni antécédents nerveux héréditaires. En faut-il conclure qu'ils n'existent pas toujours. Les malades et les familles les dissimulent parfois avec beaucoup de soin.
Source : Gallica

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