Résumé

Benjamin Lemoyne de Vernon Théobromine et digitale étude clinique comparative (1899)

Il est des cas moins nombreux, mais bien certains, où l’on voit la digitale se montrer de bonne heure impuissante; quelquefois même elle échoue dès la première attaque d’asystolie ; la dyspnee lui résiste, elle ne chasse pas les oedèmes, l’effrayante angoisse pèse toujours sur le malade. Si le médecin n’est pas prévenu de ces faux pas de la digitale, et s’il ne sait pas en pénétrer la cause, il ne veut pas douter de la vertu du médicament, mais il accuse la préparation, modifie la formule ou la dose, et toujours, perdant un temps précieux, il se heurte sans plus de succès au môme obstacle.
Source : Gallica

Benjamin Lemoyne de Vernon Théobromine et digitale étude clinique comparative (1899)

La digitale ralentissait le pouls, donnait au coeur du tonus et supprimait le souffie apexien ; elle produisait une diurèse insignifiante, incapable d’éliminer les oedèmes; son action sur le coeur lui même était très passagère. La théobromine élevait la diurèse à 4 ou 5 litres, faisait disparaître l’albumine et les oedèmes : son action se faisait sentir plus longtemps que celle de la digitale.
Source : Gallica

Benjamin Lemoyne de Vernon Théobromine et digitale étude clinique comparative (1899)

Du reste la digitale elle-même n’augmente pas les urines directement en vertu de ses propriétés vaso-motrices ; « elle ne résorbe pas les épanchements parce qu’elle est diurétique; elle devient diurétique parce qu’elle résout les épanchements en les faisant rentrer dans la circulation générale et en les éliminant par le rein ».
Contrairement à la théorie édifiée par Schrôder et Gram, préconisée par G. Sée et Huchard, d’autres auteurs pensent que la théobromine n’est pas un simple diurétique épithélial, mais que son action porte
avant tout sur le système cardio-vasculaire.
Source : Gallica

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