Résumé

Charles Favre L'Agurine, observations cliniques (1905)

Je ne parle pas ici des diurétiques aqueux, tisanes de queues de cerises, pariétaire, bourrache, fleurs de genêt, chiendent, stigmates de maïs, fleurs de bouleau (Winternitz) qui agissent par leur abondance même. Car si, par suite du lavage de l’organisme et des voies urinaires qu’ils provoquent, ils sont utiles dans la diathèse urique ou les infections de l’urèthre, de la vessie ou du rein, ils sont par contre plutôt dangereux dans les cas d’anasarque, par la surcharge du système veineux et de la circulation pulmonaire que bientôt ils déterminent.
Source : Gallica

Charles Favre L'Agurine, observations cliniques (1905)

Cependant, d’après les expériences de Solacolu faites sur le lapin, 1 agurine à dose toxique, avant de provoquer la mort, donne des phénomènes d’angoisse et d’accélération cardiaque, troubles sans doute d’origine nerveuse puisque l’animal en expérience meurt avec des phénomènes convulsifs. A l’autopsie le coeur se trouve en systole et les ventricules ne renferment pas de sang. Mais ce sont là des cas expérimentaux provoqués par de très hautes doses et qui n’ont jamais été observés en clinique. L’opinion des cliniciens est unanime : F agurine n’agit pas cliniquement sur le coeur.
Source : Gallica

Charles Favre L'Agurine, observations cliniques (1905)

L’agurine suffît en général à vider les oedèmes, cependant l’effet désiré sera plus vite obtenu si on l’associe au régime lacté (Causer, Solacolu) ou à la cure de déchloruration. Dans l’observation IV de la thèse de Solacolu, par exemple (artériosclérose, myocardite scléreuse, hypertrophie cardiaque, emphysème, bronchite chronique, oedèmes) , un, deux, trois grammes d’agurine, avec le régime ordinaire, n’ont donné qu’une légère augmentation de la quantité d’urine quotidienne ; l’association au régime lacté a été immédiatement suivie d’une diurèse abondante.
Source : Gallica

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