Ligature (anastomose)

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Richet Alfred Richet Traité pratique d'anatomie chirurgicale… (1877)

Quoi qu'il en soit de ces prévisions, si jamais quelqu'un voulait marcher sur les traces de ces hardis chirurgiens, il devrait faire en sorte, s'il voulait se ménager même la probabilité d'une réussite, de ne porter la ligature qu'au-dessous des artères rénales qu'aucune anastomose ne peut, suppléer. Dans le cas contraire, le sang ne pouvant plus se dépouiller de l'urée, la mort surviendrait infailliblement, et très-promplement.
Source : Gallica

Joseph Pla Entéro-anastomose par le bouton de Murphy modifié par Villard dans la hernie gangrenée (1895)

Une des branches du bouton anastomotique étant introduite ensuite dans la lumière intestinale, on serre le fil en surget, fixant ainsi d’une manière définitive la pièce métallique. On fait des manoeuvres identiques sur le bout inférieur.
Après la ligature du coin mésentérique, on pratique l'ablation
[texte manquant]
— 58 —
ds 1 anse gangrenee, et 1 articulation des deux moitiés du bouton anastomotique ne présente aucune difficulté. L’adossement des sereuses est parfait sur tout le pourtour. Pas d’hémorragie. On voit les matières passer librement du bout supérieur dans le bout inférieur.
Source : Gallica

Louis, Diderot L’Encyclopédie, 1re éd.

On ne peut disconvenir que la ligature ne soit le plus sûr de tous : mais il y a des cas où elle a de grands inconvéniens, comme dans celui de l’anevrysme au bras, où le Chirurgien n’étant jamais certain de ne pas lier le tronc de l’artere, le malade est en risque de perdre le bras par l’effet de la ligature, s’il n’y a pas d’autre ressource pour la circulation du sang que celle de l’artere liée. C’est donc un grand remede que celui qui étant appliqué sur la plaie de l’artere découverte par une incision, arrête le sang & dispense de la ligature.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature