Louis Sencert

Louis Sencert

Résumé

Portrait de Louis Sencert Louis Sencert Les blessures des vaisseaux (1917)

Pour que la ligature soit et reste aseptique, il faut la faire en terrain chirurgicalement préparé. On sait que les parois de toute plaie de guerre sont primitivement contuses et frappées de mort ; on sait qu'elles sont d'emblée infectées, les germes pullulant non seulement à la surface des tissus, mais dans l'épaisseur même de la zone mortifiée. Sous l'influence des réactions de défense de l'organisme, les parois de la plaie, peau, tissu cellulaire, muscles et os, qui ont été d'emblée frappés de mort, vont se liquéfier, se séparer des parties voisines vivantes et progressivement s'éliminer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Sencert Louis Sencert Les blessures des vaisseaux (1917)

La plaie est largement béante quand elle répond à une large exérèse des téguments et des muscles par un volumineux éclat, quand elle répond à une fracture comminutive avec large déchirure cutanéo-musculaire, quand elle répond à l'arrachement d'un membre ou d'un segment de membre.
Sitôt le vaisseau ouvert, le sang s'écoule au dehors, et l'hémorragie externe est souvent assez importante pour entraîner la mort immédiate sur le champ de bataille. Parfois le projectile a mis d'emblée la plaie vasculaire en rapport avec une grande cavité splanchnique, plèvre ou péritoine.
Source : Gallica

Portrait de Louis Sencert Louis Sencert Les blessures des vaisseaux (1917)

La plaie extérieure est minime, il n'y a eu qu'une hémorragie-externe insignifiante et, quand le blessé arrive à l'ambulance, c'est à peine si un mince filet de sang sourd à travers la plaie. Si l'absence d'hémorragie externe et l'absence d'hématome sont dues à ce que artère et veine, simultanément blessées, se sont, pour ainsi dire, anastomosées, on percevra au palper un thrill, ordinairement peu marqué, mais déjà reconnaissable à une main exercée.
Source : Gallica

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