Emmanuel Gailhard, De l'Infection sudorale des plaies par les mains du chirurgien… (1901)
“ C'est Mickulicz qui répond : « Les mains du Chirurgien.» Et il semble étonnant aujourd’hui que le soupçon n’ait pas plus tôt pesé sur elles. Avec leurs milliers de plis et de replis, de rides, d’anfractuosités, avec les sillons de leur peau, les rainures équivoques de leurs ongles, leurs poils et leurs glandes, les mains condamnées à vivre le plus souvent nues et à faire toutes les besognes, même les pires, ne sont-elles pas fatalement des espèces de collecteurs où devaient se donner rendez-vous la multitude des germes et des microbes dont les légions imdsibles peuplent l’atmosphère ? ”
