Résumé

Gilbert Serre Origine embolique des thromboses de l'artère pulmonaire… (1895)

Si dans des cas semblables l’embole devient le point de départ d’une coagulation a tergo, le thrombus qui aura commencé par les petites branches et qui se sera formé lentement aura tous les caractères d’un caillot formé sur place et nous serons loin de la description classique du caillot embolique, « le plus souvent arrêté sur un éperon de l’artère pulmonaire et présentant à la coupe une partie centrale ramollie et une partie périphérique enveloppante fibrineuse ». Il sera, au contraire, ramifié, adhérent, de consistance homogène et aura provoqué la mort par une asphyxie lentement progressive.
Source : Gallica

Gilbert Serre Origine embolique des thromboses de l'artère pulmonaire… (1895)

Aucun de ces quatre caillots n'a contracté d'adhérences avec les parois artérielles qui ont conservé d’ailleurs une intégrité parfaite.
Incontestablement, il s’agit là de caillots emboliques et l’idée d’une thrombose pulmonaire ne saurait être soutenue un seul instant.
Mais où trouver l’origine de ces embolies? Quel département du système veineux en a été le point de départ ? L’autopsie de tous les organes, du coeur en particulier, faite avec beaucoup de soin ne nous apprend rien ; nous ne trouvons ni dans la poitrine ni dans l’abdomen aucun foyer de thrombose.
Source : Gallica

Gilbert Serre Origine embolique des thromboses de l'artère pulmonaire… (1895)

Nous savons aujourd’hui que le ralentissement du courant sanguin ne suffit pas pour produire, à lui seul, la coagulation intravasculaire, mais les remarques de Lan-cereaux restent vraies, quelque interprétation qu’on en donne à présent et elles suffisent à prouver que, plus la vitesse sera grande dans un vaisseau, moins le sang aura de tendance à s’y coaguler. Or, de toute l’économie, les branches de l’artère pulmonaire sont les points où le courant est de beaucoup le plus rapide.
Source : Gallica

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