Résumé

Joannès Lacroix Formes bénignes de l'ostéomyélite chronique d'emblée (1897)

En traitant de l’ostéite chronique ou prolongée, MM. Lannelongue et Gomby l’ont envisagée comme un résultat constant de l’ostéomyélite aiguë. Mais l’inflammation a-t-elle nécessairement passé par cette période d’acuité au début ? N’y-a-t-il pas des ostéites chroniques d’emblée ? Des adultes ne peuvent-ils présenter les lésions ultimes de l’ostéomyélite prolongée pendant l’enfance et l’adolescence, mais restée latente, ou ne s’étant révélée que par des accidents subaigus de peu d’importance ?...
Source : Gallica

Joannès Lacroix Formes bénignes de l'ostéomyélite chronique d'emblée (1897)

Mais son évolution, le plus souvent, est continue; l’os volumineux, déformé, tiraillant les téguments sans les ulcérer, donne au membre un aspect éléphantiasique.
A la pression, la douleur augmente peu, mais on découvre souvent un point hypéresthésié au maximum ; c’est le lieu de choix pour la trépanation, car il correspond au point le plus mince de la coque osseuse qui circonscrit l’abcès.
La marche de l’affection est essentiellement chronique ; sa durée est indéfinie. Brodie et Golay citent des sujets opérés à quatre-vingts ans d’abcès osseux remontant à l’enfance.
Source : Gallica

Joannès Lacroix Formes bénignes de l'ostéomyélite chronique d'emblée (1897)

Du côté du coude droit l’amélioration est aussi considérable; la guérison de la plaie opératoire est parfaite, il n’y a aucune lésion de l’articulation, les mouvements sont souples, faciles, non douloureux, sans craquements. Mais il persiste encore un peu de gonflement de l’extrémité supérieure du cubitus, et ce gonflement limite encore, d’une façon assez notable, les mouvements de l’articulation ; néanmoins le malade peut se servir très bien de son bras.
En présence de notre malade nous pouvions songer à des lésions de nature différente ; sarcome, syphilis, tuberculose ou ostéomyélite.
Source : Gallica

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