Résumé

Henri Morel Déterminations articulaires de la morve chez l'homme (1897)

Les arthrites évoluent au cours de la morve aiguë d’une façon extrêmement variable: tantôt une jointure, qui est très souvent celle du genou, devient douloureuse, chaude, gonflée, la peau est rouge, luisante et tendue, l’épanchement considérable et franchement purulent, les lésions articulaires nettes ; tantôt, avec les mêmes signes physiques, le liquide synovial est à peine trouvé trouble, avec quelques flocons, un peu plus abondant qu’à l’état normal, les lésions de la synoviale et des cartilages presque nulles.
Source : Gallica

Henri Morel Déterminations articulaires de la morve chez l'homme (1897)

Quelquefois on peut aussi constater une espèce de crépitation, de craquement dans l’intérieur de l'articulation, que les malades entendent quelquefois et qui leur cause beaucoup de crainte. La chaleur de la jointure est augmentée; elle est proportionnée à l’intensité de l'inflammation. Si la maladie ne marche pas vers la guérison, ce qui a lieu le plus souvent, on voit tous les symptômes augmenter d’intensité, la fluctuation devenir plus manifeste, et le pus se former dans l’articulation.
Source : Gallica

Henri Morel Déterminations articulaires de la morve chez l'homme (1897)

Le second procédé de diagnostic rapide de la morve est la méthode de Straus ; elle consiste à faire une inoculation dans le péritoine du cobaye mâle, en prenant tontes les précautions d’asepsie et d’antisepsie nécessaires, avec le pus d’un abcès morveux ou des cultures pures du bacille : au bout de deux ou trois jours, on voit apparaître une tuméfaction des organes génitaux, due surtout à un épanchement dans les feuillets delà vaginale; le parenchyme testiculaire est également enflammé et peut être transformé en peu de temps en une énorme masse caséeuse.
Source : Gallica

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