Résumé

Charles Drevet De la polyarthrite tuberculeuse déformante… (1897)

On ne peut, quoi qu’il en soit, attribuer à l’hérédité tuberculeuse, une grande importance dans le diagnostic de la polyarthrite tuberculeuse déformante, puisqu’ici, de même que pour les conditions étiologiques extrinsèques envisagées plus haut, la tuberculose et le rhumatisme chronique se rencontrent encore sur le terrain de la misère physiologique. Son rôle étiologique n’en reste pas moins réel ; la contagion choisit de préférence les organismes prédisposés et l’hérédité est une cause prédisposante indiscutable.
Source : Gallica

Charles Drevet De la polyarthrite tuberculeuse déformante… (1897)

Bien que l’atrophie musculaire, considérable chez certains de nos malades, exagère à la vue l’importance de ces déformations, il y a néanmoins une augmentation réelle, souvent très notable, des dimensions de l’articulation qui semble comme gonflée et distendue. Il y a, en outre, dans l’aspect de ces déformations, quelque chose de spécial qui n’est pas habituel au rhumatisme chronique. C’est la présence, au niveau de la jointure malade, d’une tuméfaction plus ou moins considérable des parties molles.
Source : Gallica

Charles Drevet De la polyarthrite tuberculeuse déformante… (1897)

La précocité de ce début est d’ailleurs un signe qui est commun aux manifestations articulaires de la bacillose. Si on considère que le rhumatisme chronique déformant apparait le plus souvent après quarante ans, et que, d’après nos observations, l’âge moyen auquel apparaît la polyarthrite tuberculeuse déformante peut être placé vers la vingtième année, on conviendra qu’il y a là un signe différentiel de la plus haute valeur et qui doit appeler l’attention des cliniciens sur les arthrites déformantes des jeunes, rangées, jusqu’à ce jour, dans le cadre du rhumatisme chronique.
Source : Gallica

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