Articulation métacarpo-phalangienne

Définition et enjeux

Albert Herran De la syndactylie (1898)

Le pouce est bien conformé, fort et développé. L'espace qui le sépare de l'index est profond, large, et ne laisse rien à désirer.
L'index ne s'est pas développé ; il ne dépasse pas le pouce. Il paraît constitué par deux phalanges seulement. L'articulation de ces deux phalanges jouit d'un mouvement à peine appréciable, tandis que l'articulation métacarpo-phalangienne est très mobile. Ce doigt est séparé de l'annulaire par un espace profond dans lequel on sent la tête du troisième métacarpien qui est privé du médius.
Source : Gallica

Portrait de Paul Jules Tillaux Paul Jules Tillaux Traité d'anatomie topographique… (1887)

L'articulation métacarpo-phalangienne du pouce mérite de nous arrêter un instant, à cause de la luxation dont elle est assez fréquemment le siège. La luxation se produit dans un mouvement de renversement du pouce en arrière; la première phalange se porte sur le dos du métacarpien et la tête de celui-ci fait saillie en avant. La luxation est alors dite en arrière. Dans le mouvement d'extension de la phalange, le ligament glénoïdien se trouve distendu; il est quelquefois assez lâche pour permettre une sorte de subluxation de la phalange ; si la distension est portée trop loin, il se déchire.
Source : Gallica

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