Albert Herran

Élements biographiques

Albert Herran De la syndactylie (1898)

Le pouce, l'index et l'annulaire peuvent se fléchir complètement ; on ne peut faire subir à l'auriculaire qu'une demi-flexion ; le pouce est aussi bien conformé qu'un pouce normal; la racine des autres doigts est plus volumineuse que leur pointe, de telle sorte qu'ils ont une forme légèrement conique.
Tout fait espérer que les mouvements, le temps et la rétraction circulaire de la cicatrice remédieront à cette légère défectuosité. Les mouvements gagneront certainement en étendue, mais il est douteux que la main puisse jamais atteindre le même volume que celle du côté gauche.
Source : Gallica

Albert Herran De la syndactylie (1898)

La syndactylie est une affection pathologique congénitale ou acquise consistant dans une coalescence ou adhérence des doigts. Dans la syndactylie régulière l'adhérence a lieu entre leurs faces latérales, et dans la forme irrégulière elle existe sur leurs faces dorsale ou palmaire. Nous ne parlerons ici que de la première forme ou régulière.
Les doigts sont plus au moins intimement unis par leurs faces latérales et, selon le degré de coalescence, ils sont simplement gênés dans leurs mouvements respectifs ou bien ils sont dans l'impossibilité absolue de se mouvoir séparément.
Source : Gallica

Albert Herran De la syndactylie (1898)

Le médius et l'annulaire sont le plus souvent pris; d'un autre côté, l'affection siège assez rarement entre l'index et le pouce. En présence de circonstances semblables, si nous avions à nous prononcer, nous n'hésiterions pas à conseiller une opération qui séparerait le pouce de l'indicateur en raison de l'utilité du premier de ces doigts. Nous serions plus réservé dans le premier cas, et nous ne nous déciderions que sur les instances du
malade ou de sa famille, car un médius et un annulaire réunis sont presque aussi utiles pour les mouvements de la main que s'ils étaient séparés.
Source : Gallica

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