Odilon Marc Lannelongue

Résumé

Odilon Marc Lannelongue Tuberculose vertébrale, mal de Pott… (1888)

Koenig a montré que des injections d'eau dans les espaces conjonctifs amènent une infiltration qui progresse suivant un trajet qui est sensiblement le même que celui des abcès tuberculeux. Mais, malgré l'intérêt qui s'attache à ce résultat expérimental, rien ne permet d'assimiler le phénomène physique de l'infiltration par un liquide à l'envahissement tuberculeux. Le pus de l'abcès froid ne s'infiltre pas dans les lames du tissu conjonctif; mais la membrane tuberculogène qui limite la collection envahit de proche en proche les tissus les plus favorables à l'infection tuberculeuse.
Source : Gallica

Odilon Marc Lannelongue Tuberculose vertébrale, mal de Pott… (1888)

On peut en conclure que pour amener la mort il faut que la compression survienne brusquement, ou soit subitement exagérée, ou encore qu'elle se complique de lésions inflammatoires ; toute la gravité du mal n'est donc pas dans la luxation, bien que celle-ci soit la cause la plus fréquente de la mort instantanée ; elle est aussi dans l'envahissement des organes essentiels à la vie par des lésions tuberculeuses. L'existence de fongosités et d'abcès tuberculeux dans le canal rachidien sont des complications fréquentes et redoutables, ainsi qu'on va le voir.
Source : Gallica

Odilon Marc Lannelongue Tuberculose vertébrale, mal de Pott… (1888)

On a, en effet, discuté la question de savoir si en pareil cas la lésion avait pris son origine à la surface externe du périoste ou dans son épaisseur. Ni l'une ni l'autre de ces hypothèses ne me paraît admissible. Le siège initial des éléments tuberculeux est en général le tissu osseux lui-même, et non le périoste; c'est dans la moelle osseuse qu'ils naissent, c'est à ses dépens qu'ils se développent; mais le foyer peut être très superficiel, il peut même occuper la surface de l'os sous le périoste, ou, si l'on veut, la face profonde du périoste
Source : Gallica

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