Résumé

Victor Ménard Étude pratique sur le mal de Pott (1900)

HISTORIQUE DU REDRESSEMENT DE LA GIBBOSITÉ POTTIQUE
De tout temps, les chirurgiens ont essayé de remédier à la difformité du mal de Pott : ils ont tenté de diminuer la saillie de la cyphose par les moyens les plus variés.
On peut les diviser en deux groupes : les uns considèrent la gibbosité comme une conséquence fatale de la destruction somatique; aucune force ne peut s'opposer à sa production; lorsque le rachis antérieur est détruit sur une certaine longueur, aucun moyen ne saurait maintenir dans la rectitude le segment vertébral supérieur remis en place par la violence.
Source : Gallica

Victor Ménard Étude pratique sur le mal de Pott (1900)

Les contre-indications de la méthode de repos ont été énumérées, elles sont relatives le plus souvent à l'état social du malade, parfois à des troubles physiologiques relevant directement d'un decubitus prolongé.
Conseiller l'attitude couchée pour les malades que l'on n'est pas en état de promener sur leur appareil, de faire vivre hors de leur chambre, au grand air, au soleil, à la mer, est un non-sens. Le confinement est un inconvénient tel qu'il prime de beaucoup les avantages, tout réels qu'ils sont, de la méthode de repos.
Source : Gallica

Victor Ménard Étude pratique sur le mal de Pott (1900)

Rien n'est moins vrai. Le médecin, fort éclairé sur la marche clinique des infections aiguës, dont il suit toutes les phases en quelques semaines, sait au contraire confusément l'avenir d'un cas de tuberculose osseuse. Nombre de fois, nous avons été témoin d'accès de surprise de la part de médecins, d'ailleurs fort instruits, à l'idée que la tuberculose vertébrale durait fatalement plusieurs années, dans l'état actuel de la thérapeutique, qui ne possède pas un agent direct, capable d'enrayer la marche du mal.
Source : Gallica

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