Résumé

Auguste Le Dentu Traité des maladies des voies urinaires… (1881)

Si l'urine ne s'échappe pas de son réservoir, cela ne tient pas seulement à ce que les fibres orbiculaires du col et de l'urèthre s'y opposent par leur tonicité; cela tient aussi à ce que la vessie peut se laisser dilater passivement par une certaine quantité d'urine, sans réagir en aucune façon. Du moment que la sensation du besoin d'uriner apparaît, ce n'est plus seulement la tonicité musculaire qui s'oppose à l'écoulement de l'urine. La volonté vient a son secours et oppose un nouvel obstacle aux contractions du corps de la vessie.
Source : Gallica

Auguste Le Dentu Traité des maladies des voies urinaires… (1881)

Selon la cause qui la produit, l'hématurie est bénigne ou grave; mais indépendamment des éléments de pronostic tirés de l'affection primitive, il y en a qui sont fournis par l'hémorrhagie elle-même, par sa fréquence, par son abondance et par les troubles de la miction qui en sont parfois la conséquence.
De petites hématuries répétées peuvent à la longue épuiser le malade et le jeter dans un état de cachexie qui le mène lentement jusqu'à la mort. Des hématuries abondantes déterminent quelquefois une terminaison fatale, sans que la lésion primitive ait par elle-même une réelle gravité.
Source : Gallica

Auguste Le Dentu Traité des maladies des voies urinaires… (1881)

C'est que l'urée et les autres principes de l'urine, éliminés d'une façon incomplète, se sont accumulés peu à peu dans le sang et dans les tissus; l'économie entière, saturée de ces produits destinés à l'excrétion rénale, s'est habituée à supporter sans réagir cette imprégnation profonde, comme elle s'accoutume à l'imprégnation par l'alcool. Mais vienne un traumatisme, si léger qu'il soit, et cet équilibre instable est violemment rompu, de même qu'une blessure, une simple contusion engendre l'accès d'alcoolisme aigu.
Source : Gallica

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