Charles Théaulon

Résumé

Charles Théaulon Oedème, sa physiologie pathologique (1896)

En outre, nous pouvons penser avec juste raison, que l’écoulement plus abondant de la lymphe dans les conditions où Tomsa dit l’avoir observé, n’est que la manifestation d’un phénomène de suppléance fonctionnelle, comme il s’en rencontre à chaque pas dans l’organisme, et non d’une extravasation exagérée des parties liquides du sang. Nous savons, en effet, que l’évacuation de la lymphe épanchée dans les espaces lacunaires du tissu conjonctif s’effectue à l’état normal par deux voies distinctes : les veines et les lymphatiques.
Source : Gallica

Charles Théaulon Oedème, sa physiologie pathologique (1896)

Cependant, la continuité des phénomènes osmotiques, c’est-à-dire de la vie organique elle-même exige, dit Winter, que certains liquides restent en dehors de la loi de l’isotonie. Ces écarts se rencontrent dans les liquides fonctionnels ; ils sont nécessaires. Il donne l’exemple de l’urine qui présente la concentration moléculaire la plus élevée et
ajoute que là où l’urine se trouve en rapport osmotique avec le sang, elle assure l’entraînement de l’eau en vertu de la différence de concentration moléculaire des deux liquides.
Source : Gallica

Charles Théaulon Oedème, sa physiologie pathologique (1896)

L’ensemble des espaces lacunaires interorganiques doit être considéré comme une sorte de lac intermédiaire aux circulations capillaires sanguine et lymphatique.
Nous savons, d’un autre côté, que le système des vaisseaux lymphatiques se déverse par l’intermédiaire du canal thoracique dans le système veineux ; qu’il doit être considéré, de par l’embryologie, comme un bourgeon creux émané de ce système et s’étant, par prolifération, subdivisé à l’infini; qu’il lui constitue un chemin parallèle et qu’il agit de concert avec lui dans les phénomènes de' l’absorption
Source : Gallica

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