Résumé

Henri Polin L'hygiène scolaire. Les maladies scolaires (1896)

L'action exercée sur un point de l'organisme, si modérée qu'elle soit, a un retentissement proportionnel et appréciable sur l'ensemble ; ainsi, dans l'expérience de Chauveau, le seul mouvement des mâchoires se traduit par des effets généraux sensibles. De même, tout mouvement demandé à l'appareil locomoteur se traduit par une accélération des échanges respiratoires, de la circulation, de la digestion, de l'assimilation et de la désassimilation, des sécrétions et des fonctions de la peau, en un mot par une vie plus intense, et c'est là le bienfait de l'exercice.
Source : Gallica

Henri Polin L'hygiène scolaire. Les maladies scolaires (1896)

Depuis trop longtemps le mot exercice est synonyme de gymnastique aux agrès et en évoque l'image. Beaucoup sont persuadés que, pour faire de la gymnastique, un gymnase est nécessaire. Nous avons vu qu'il n'en est rien, et on sait de quelle impopularité cette institution jouit auprès des écoliers : la leçon de gymnastique est une contrainte de plus à ajouter aux autres, une fatigue nouvelle pour le cerveau dont elle devrait être le délassement.
Source : Gallica

Henri Polin L'hygiène scolaire. Les maladies scolaires (1896)

Le principe de la nécessité de l'exercice n'a, pour ainsi dire, jamais rencontré d'adversaire ; mais, si de la théorie on passe à la pratique, on voit qu'il n'y a rien ou presque rien de fait. Cela tient à des causes multiples : l'écolier s'y soustrait volontiers, la famille s'en désintéresse, l'installation manque, le temps sacrifié est trop court, enfin l'organisation sociale actuelle semble subordonner le succès de la vie presqu'exclusivement à la force mentale, et n'utiliser la force physique que pour les travaux manuels.
Source : Gallica

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