Résumé

Henry Guys Voyage en Syrie, peinture des moeurs musulmanes… (1855)

Le Franc lui ayant répondu, en plaisantant, que c'était pour gravir le château, malgré son large fossé et ses hautes murailles, le santon lui tourna le dos en lui disant : « Vous me prenez donc pour un imbécille?»
Un des cheikhs les plus populaires, appelé Ali Botta, ne se montre jamais dans les rues d'Alep qu'en costume de femme. Un autre est doué d'une des plus belles voix de la contrée. Il chante avec un accent tellement vif, tellement passionné, qu'il n'est pas douteux que sa vocation pour la sainteté ne soit l'oeuvre de l'amour.
Source : Gallica

Henry Guys Voyage en Syrie, peinture des moeurs musulmanes… (1855)

Dans un de ces épanchements de coeur si communs aux Arabes, enfants de la nature, ses hôtes disaient au consul : « Est-ce bien à vous, que Dieu a comblé de tant de faveurs, qui avez eu la science et la fortune en partage, de venir nous enlever la seule chose qui puisse nous faire honneur, nos étalons? Mais vous nous prenez par notre côté faible en faisant briller votre or à nos yeux, et vous produisez sur nous un éblouissement qui nous empêche d'apprécier le sacrifice que nous vous faisons de nos plus beaux coursiers. »
Source : Gallica

Henry Guys Voyage en Syrie, peinture des moeurs musulmanes… (1855)

C'est surtout la soif de l'or, le plus puissant attrait qui, jusqu'à présent, ait agi sur l'esprit humain, qui a fait affluer les Européens dans ces contrées, où un commerce lucratif les dédommage toujours avec usure de l'éloignement de la patrie, de la privation du foyer domestique et de mille distractions que l'Orient ne leur offre pas ; car il faut convenir que l'extrême diversité de moeurs des deux pays établit entre eux une différence si grande dans la manière de vivre, que la transition est toujours fort pénible pour les nouveaux venus.
Source : Gallica

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