Fife

Définition et enjeux

Portrait de Antoine Furetière Antoine Furetière,  Essais d'un dictionnaire universel

“ Un fief en nuesse ou de Hautbert, est celui qui reléve de la Couronne nuëment & immédiatement, ce qu'on appelle aussi de nud à nud, qui tient du Roi sa Seigneurie en plein fief, ce qu'on appelle aussi fief chevel. Fief noble, est celui qui est tenu en plein hommage, ou en pairie, ou en plein lige, où il y a Justice, Maison ou Château notable, motte, fossez ou autres signes de noblesse & d'ancienneté, on appelle les autres fiefs ruraux & non nobles qu'on appelle quelquefois fiefs restraints ou abregez. ”
Source : Gutenberg

J.-L. Francallet,  Notice sur l'origine et le nom de la famille Francallet… (1862)

“ C'est dans une charte de Cbarles-le-Gros, en 884, que le mot fief est employé pour la première fois pour désigner ces sortes de concessions, que jusqu'au IXe siècle, on avait appelées beneficium, bénéfice. On distinguait les fiefs en grands fiefs ou prairies féodales; en fiefs simples, qui relevaient de la" couronne, et arrièrefiefs dont les possesseurs ne relevaient qu'indirectement de la couronne et dépendaient d'un seigneur qui lui-même était feudataire et soumis à un suzerain plus puissant. ”
Source : Gallica

Victor Riston,  Contribution à l'étude du droit coutumier lorrain… (1887)

“ C'est comme une portion du domaine direct retenu dans le temps de l'inféodation dans le fief même, cédé sous cette charge ; c'est un empire, une autorité, une puissance que le seigneur du fief a et qu'il exerce sur la chose par la loi de l'inféodation et de l'investiture. C'est un retour favorable de l'être à son principe, il fait rejoindre la branche au tronc, et le membre au corps du fief, dont il a été autrefois séparé, sous cette condition tacite, comme dépendant de la nature et de l'essence du fief. ”
Source : Gallica

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