Nestor L’Hôte

Nestor L’Hôte

Résumé

Portrait de Nestor L’Hôte Nestor L’Hôte Revue des Deux Mondes

Au point le plus bas et le plus étroit du ravin, il y a un réservoir naturel d’eau de pluie où les chameaux et les Arabes s’abreuvent avec délices, malgré la couleur verdâtre et la mauvaise qualité de l’eau, car elle est peut-être pire que celle de Laghittah et d’Hammamât ; elle est si fade, que j’éprouvai des nausées en la buvant, et je m’estimai encore une fois heureux de recourir à l’eau rouge, d’ailleurs si mauvaise, de mon outre réservée ; le ballottement l’avait rafraîchie, c’était du moins un avantage.
Plus loin, on trouve encore d’autres puits ; nous y couchâmes sans en goûter l’eau.
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Portrait de Nestor L’Hôte Nestor L’Hôte Revue des Deux Mondes

L’œil et l’esprit sont également fatigués de cette continuité de plaines ou de vallées se succédant les unes aux autres pendant des journées sans fin. Vous arrivez à l’horizon, et devant vous reparaît un horizon semblable. L’ennui d’une grande route en diligence n’est rien auprès de celui-là. Le désert, toutefois, n’est pas aussi dépourvu de variété qu’on pourrait le croire, surtout quand on passe des plaines dans la région montagneuse, où les accidens pittoresques se produisent par intervalles.
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Portrait de Nestor L’Hôte Nestor L’Hôte Revue des Deux Mondes

Ce n’est pas une petite affaire que le voyage du désert à entreprendre lorsqu’on se trouve en quelque sorte abandonné à ses propres forces et privé de ces précieux auxiliaires, cavas, drogmans, factotum, domestiques entendus, gens très voleurs, il est vrai, mais zélés par la même raison, et qui vous épargnent du temps, des fatigues, et surtout l’ennui de voir tout par soi-même. Pour un voyage au désert, il faut d’abord se procurer, et long-temps à l’avance, pour qu’elles soient éprouvées, des outres en peau de bouc.
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