Résumé

Portrait de Bernardino Drovetti Bernardino Drovetti Voyage à l'Oasis de Thèbes et dans les déserts situés à l'Orient et à l'Occident de la Thébaïde fait pendant les années 1815… (1821-1862)

Tous nos préparatifs achevés, nous partîmes le 2 novembre, en nous dirigeant vers l'est, du cote de la mer Rouge ; nous entrâmes aussitôt dans une plaine de sable, aride et brûlante malgré la saison. Après une demi-heure de marche dans le désert, nous traversâmes la chaîne Arabique : la nature de la pierre, en cet endroit, est un grès tout semblable à celui qui compose presque toute la montagne d'Egypte, depuis la ville de Syène jusqu'au terrain calcaire.
Source : Gallica

Portrait de Bernardino Drovetti Bernardino Drovetti Voyage à l'Oasis de Thèbes et dans les déserts situés à l'Orient et à l'Occident de la Thébaïde fait pendant les années 1815… (1821-1862)

Mes guides me dirent qu'il y avoit dans la montagne des souterrains immenses. En entrant dans ce vallon, je vis à ma gauche les traces d'un ancien cimetière musulman et beaucoup de ruines d'habitations ; ce qui me surprit beaucoup dans un désert aussi retiré. Bientôt j'arrivai aux souterrains ; je les reconnus d'abord pour être des mines.
J'ignorois encore quelle sorte de mine ce pouvoit être ; je n'avois qu'entrevu des filons de mica, de talc et de schiste, qu'interrompent des masses de
granit formant le corps de cette montagne.
Source : Gallica

Portrait de Bernardino Drovetti Bernardino Drovetti Voyage à l'Oasis de Thèbes et dans les déserts situés à l'Orient et à l'Occident de la Thébaïde fait pendant les années 1815… (1821-1862)

La dispute commence et s'échauffe ; c'est à qui descendra dans le puits, qui contenoit à peine cinq outres d'eau : les Grecs et les Albanais en viennent aux mains ; plusieurs dans la mêlée sont précipités ; le désordre devient général.
Enfin, accablés de fatigue, ils se calment un peu; une partie veut retourner au Nil : mais les chameaux, épuisés eux-mêmes, ne peuvent les porter ; les forces leur manquent : alors tous nos gens tombent sur le sable, et s'abandonnent au désespoir ; le plus profond silence règne dans la troupe.
Je m'approchai d'eux avec le laghum-dgi-bachi
Source : Gallica

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