Marylie Markovitch,
La Révolution russe vue par une Française
“ SCÈNES DE LA RÉVOLUTION RUSSE III [1] LA RUSSIE AU BORD DE L’ABÎME L’IVRESSE MAGNIFIQUE ET DANGEREUSE Pétrograd, mai 1917. Vie frémissante, pleine de passion et d’éclat : c’est la nôtre depuis la grande semaine révolutionnaire. Toute demeure est une hôtellerie où l’on mange à la hâte, où l’on dort la moitié de son sommeil. La pensée, l’action, le mouvement sont dans la rue et l’âme s’y précipite à leur suite. Notre vie spirituelle est si intense qu’à peine songe-t-on à assurer l’autre. Si le pain du corps manque parfois, en revanche celui de l’esprit surabonde. ”
