Résumé

François Favre Bonnes paroles d'un proscrit français à ses concitoyens… (1852)

De la liberté, de la puissance, de la dignité, le peuple romain par une pente insensible d'abord, puis tout à coup rapide, vient s'abîmer dans le despotisme, la faiblesse, la dégradation ; vertueux, il devient immoral; libre, esclave; fier, abject; fort, il s'énerve.
Dans les derniers temps de l'Empire, les Romains, dispersés sur la surface du monde connu, ont disparu de Rome; bientôt après on les cherche en vain sur la terre; on ne rencontre que des Barbares bizarrement revêtus de leurs dépouilles, qualifiés de leurs litres et de leur nom.
Source : Gallica

François Favre Bonnes paroles d'un proscrit français à ses concitoyens… (1852)

D'autres peuples, en effet, non moins heureux, ont vu leurs félicités s'évanouir; bien des gouvernements sont tombés, aussi forts et tout aussi providentiels que celui qui vient de sauver dans notre pays, la société et la civilisation, et de restaurer l'autel et le despotisme. Les voies de dieu sont mystérieuses, impénétrables; sa providence nous châtie quand il lui plaît, et comme il lui plaît.
Source : Gallica

François Favre Bonnes paroles d'un proscrit français à ses concitoyens… (1852)

La première composée des privilégiés et des oisifs, bâtarde de la féodalité et des juifs-lombards du moyen âge, forme avec le monde des fonctionnaires, le dernier palladium de l'autorité, du despotisme, et, comme on dit, de la société. La seconde,
— les trois quarts et demi de la nation, à peu près
— vivant de travail, d'industrie, de négoce, d'arts, de sciences, nourrit et enrichit la première, et ses intérêts, complétement subordonnés à ceux des fonctionnaires et des oisifs, sont comptés pour rien.
Source : Gallica

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