Jules Christian, Des troubles de la sensibilité générale chez les mélancoliques… (1876)
“ Assailli par des craintes continuelles, il croit qu'on veut lui verser du plomb fondu dans la bouche, lui arracher les yeux; ses aliments sont empoisonnés, il lui brûlent l'estomac, et souvent il refuse de manger. Quand on le touche, il pousse des cris de douleur : « Vous me faites mal! vous me brûlez ! » Il entend crier : Qu'on le tue, le misérable! — Un jour il demande qu'on l'enferme seul, afin qu'il ne communique pas la vérole à tous les autres malades. A mesure que la phthisie fait des progrès, il souffre davantage, et son délire devient plus intense. ”
