Jules Delvaille

Élements biographiques

Jules Delvaille La Nouvelle Revue

On sait que les grandes forces sociales sont les forces spirituelles ; et n’a-t-on pas dit aussi que la tâche de la sociologie, comme science pratique, était de diminuer l’erreur et d’augmenter la vérité dans les idées communes et universelles de la société ? Le devoir de l’éducateur ne consiste-t-il pas à créer chez les autres d’harmonieux systèmes d’idées, dont la force sera telle qu’elles se réaliseront et s’exprimeront dans une infinie diversité d’actes concrets, comme une nébuleuse se divise en une quantité de brillantes étoiles ?
Source : Wikisource

Jules Delvaille La Nouvelle Revue

On reconnaît qu’il ne suffit pas de savoir penser, mais que nous avons surtout besoin de caractères et d’hommes d’action. Il n’est donc pas déplacé de parler d’une crise morale.
Mais, dira-t-on, ne serait-on pas plus écouté si l’on parlait de crise sociale ? Des questions telles que celles du travail, du capital, de la richesse, du paupérisme, du chômage forcé ne soucient-elles pas un plus grand nombre d’individus que les discussions philosophiques ? Ne répète-t-on pas toujours qu’avant de discuter sur la valeur des théories, il faut vivre et assurer les conditions de l’existence matérielle ?
Source : Wikisource

Jules Delvaille La Nouvelle Revue

Pour croire que la question sociale est indépendante de la question morale, il faut se faire une fausse idée de la morale. Trop souvent, en effet, on l’a renfermée dans l’unique recherche de l’équilibre personnel, dans la conscience. En restreignant ainsi le domaine de la morale, on aboutit au mysticisme ou à l’indifférence telle que la comprenaient les épicuriens. Au contraire, on doit considérer la morale comme un ensemble de conceptions s’étendant à toutes les réalités, à tous les produits de l’activité humaine, à tous les résultats de l’effort personnel ou collectif.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature