Paul d’Ivoi

Paul d’Ivoi

Résumé

Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi Le Radium qui tue (1909)

Des ours dressés en des attitudes de fureur, battant l’air de leurs pattes, cherchant à masquer de leurs griffes les trous béants que les balles creusent dans leurs chairs. Et leur sang gicle, jetant des notes écarlates sur la neige, qui rougeoie déjà sous les clartés du brasier barrant l’entrée du cirque.
Enfin, tout se tait. Les fusils cessent de tonner. Les ours sont morts...
Le brasier est dispersé par des mains invisibles. Des silhouettes humaines accourent, renversent la barricade. Il y a un grand cri d’allégresse, un de ces cris où une âme se donne toute.
Source : Wikisource

Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi Le Radium qui tue (1909)

C’est le pseudo Francesco Noscoso.
Elle chancelle. Sa main s’appuie inconsciemment au chambranle et elle pousse un sourd gémissement. Doucement, le faux docteur l’attire dans la pièce dont il referme la porte avec soin.
Elle sent qu’il la pousse vers un fauteuil. Incapable de résister, elle s’y écroule. Et elle demeure là, sans force, sans pensée, sans voix, tandis que M. Defrance s’approche de la table sur laquelle s’alignent des flacons, des bandes de toile, des petits morceaux de charpie, des instruments d’acier dont les lames brillantes jaillissent de manches d’ébène sombre.
Source : Wikisource

Portrait de Paul d’Ivoi Paul d’Ivoi Le Radium qui tue (1909)

Je voulais seulement exprimer le malaise que me cause cette chose inconnue.
— Un malaise, à vous ?
— Oui, à moi-même..., et à cause de vous, Fleuriane.
Touchée de son accent, elle murmura :
— Craignez-vous donc ?...
Il l’interrompit avec un grand geste de colère :
— Oui, je crains... Quoi ? Impossible de le dire. Mais comprenez-moi, comprenez-moi bien. C’est sans doute une résultante de ma vie de détective ; l’inconnu m’apparaît toujours ennemi.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature