Paul d’Ivoi,
Le Radium qui tue
(1909)
“ Des ours dressés en des attitudes de fureur, battant l’air de leurs pattes, cherchant à masquer de leurs griffes les trous béants que les balles creusent dans leurs chairs. Et leur sang gicle, jetant des notes écarlates sur la neige, qui rougeoie déjà sous les clartés du brasier barrant l’entrée du cirque. Enfin, tout se tait. Les fusils cessent de tonner. Les ours sont morts... Le brasier est dispersé par des mains invisibles. Des silhouettes humaines accourent, renversent la barricade. Il y a un grand cri d’allégresse, un de ces cris où une âme se donne toute. ”
