Paul d’Ivoi,
Millionnaire malgré lui
(1905)
“ Ce fut encore Tiennette qui répliqua : — Elle n’a rien à craindre ? — Rien à craindre, quand elle est aux mains d’un homme qui a juré de l’épouser même malgré elle... ? La modiste s’était oubliée un instant, mais cette fois elle garda le silence, se bornant à couvrir le jeune homme d’un regard apitoyé. À cet instant, les Kris, droits en selle comme des statues de bronze, quittaient au galop Désastre-Rocks, et Topee, allongeant ses courtes et fortes jambes autant qu’il le pouvait, leur criait : — Des guinées, de l’eau-de-feu... tout ce que vous voudrez, mais rendez-moi ma Laura. ”
